Un nouveau départ contraint pour l'US Navy. John C. Phelan, secrétaire à la Marine des États-Unis, a annoncé sa démission mercredi après-midi, alors que l'administration Trump intensifie sa pression militaire sur l'Iran, notamment dans le détroit d'Ormuz. Cette décision s'inscrit dans une série de remaniements au sein de l'équipe présidentielle, marquée par des divergences stratégiques sur la gestion du conflit avec Téhéran.
Le départ de Phelan survient à peine quelques semaines après celui du général Randy George, chef d'état-major de l'armée de terre, contraint à une retraite anticipée. Depuis plusieurs semaines, l'administration Trump a renforcé sa présence militaire dans le détroit stratégique, où transite près d'un tiers du trafic pétrolier mondial, afin de restreindre les exportations de pétrole iranien. Les tensions ont atteint leur paroxysme lorsque la marine américaine a arraisonné, il y a deux jours seulement, un cargo iranien tentant de forcer le blocus imposé par Washington.
L'escalade militaire américaine face à l'Iran s'accélère
Selon un communiqué du cabinet du secrétaire à la Guerre Pete Hegseth, la démission de Phelan est effective immédiatement. « Au nom du secrétaire à la Guerre et de son adjoint, nous tenons à exprimer notre gratitude pour son engagement au service de la Marine et de la nation », peut-on lire dans le texte. Hung Cao, sous-secrétaire à la Marine, assurera l'intérim à la tête de l'institution. Cette transition intervient alors que l'US Navy a officiellement instauré, le 17 avril, un blocus total des navires à destination ou en provenance des ports iraniens, incluant le golfe d'Oman et la mer d'Arabie.
Face à cette escalade, l'Iran a réaffirmé sa menace de bloquer le détroit d'Ormuz, artère vitale du commerce mondial, tant que le blocus américain persistera. Pour Téhéran, cette stratégie représente un levier de pression économique et politique, tandis que pour Washington, elle vise à asphyxier les revenus pétroliers de la République islamique. Depuis le déclenchement de l'offensive conjointe américano-israélienne le 28 février pour contenir le programme nucléaire iranien, le détroit est devenu un théâtre majeur des tensions internationales.
- Daily Mail
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