Shamar Elkins, 31 ans, ancien militaire de la Garde nationale, a perpétré l'un des drames les plus meurtriers de l'histoire récente de la Louisiane. Ce dimanche matin, il a froidement abattu sept de ses enfants et un neveu avant de retourner son arme contre lui, alors que les forces de l'ordre encerclaient la maison familiale de Shreveport. Parmi les victimes figurent quatre de ses filles, nées de son union avec Shaneiqua Pugh, ainsi que trois enfants issus d'une relation antérieure. La jeune femme et sa compagne, Christina Snow, ont été grièvement blessées par balles lors de cette fusillade. Un autre enfant, Mar’Kaydon Pugh, 10 ans, fils de la sœur de Shaneiqua Pugh, a également trouvé la mort en tentant de fuir par le toit.

Selon les déclarations de Betty Walker, sa mère adoptive, Elkins avait proféré des menaces explicites à l'encontre de sa famille trois ans plus tôt. Alors qu'il discutait avec son épouse dans le salon, il aurait déclaré sans équivoque : « Je te tuerai, je tuerai nos enfants et je me tuerai ». Walker, présente sur les lieux, avait immédiatement tenté de calmer son fils adoptif, tandis que Shaneiqua Pugh avait minimisé ses propos en les attribuant à une simple colère passagère. « Ne pense pas comme ça », avait-elle insisté avant d'ajouter, avec une légèreté inquiétante : « Ne joue pas à ça ». Walker, visiblement sous le choc, avait rétorqué : « Eh bien, ne joue pas à ça ».

Un passé familial marqué par la violence et l'instabilité

Les tensions au sein du couple étaient connues des proches. Des accusations d'infidélité, des difficultés financières et des conflits récurrents avaient profondément fragilisé cette relation déjà instable. À quelques heures de la tragédie, Elkins devait comparaître devant un tribunal pour entamer une procédure de divorce avec Shaneiqua Pugh. Cette audience, prévue le lendemain de la tuerie, aurait pu sceller la fin de leur union déjà dévastée. Les enquêteurs s'interrogent désormais sur le rôle déterminant que cette procédure a pu jouer dans l'escalade de la violence. Quelques jours avant le drame, Elkins avait confié à ses parents biologiques, Mahelia Elkins et Marcus Jackson, ressentir une profonde détresse psychologique. Lors d'un appel téléphonique le dimanche de Pâques, il avait évoqué des « pensées sombres » et l'idée de mettre fin à ses jours. Jackson, qui tentait de le raisonner, avait tenté de le convaincre de surmonter cette épreuve. Face à l'échec de ses tentatives, Elkins avait lancé avec une froideur glaçante : « Certaines personnes ne reviennent pas de leurs démons ».

Les antécédents judiciaires d'Elkins ne plaident pas en sa faveur. En 2016, il avait été condamné pour conduite sous l'emprise de l'alcool, puis, trois ans plus tard, pour port d'arme illégal. Une affaire particulièrement préoccupante remonte à mars 2019 : après une altercation avec un automobiliste qui avait tenté de lui voler de la marijuana, Elkins avait sorti un pistolet de sa ceinture et tiré à cinq reprises en direction du véhicule. Une de ses balles avait été retrouvée à proximité d'une école où des enfants jouaient. Les circonstances exactes de ce drame restent sous enquête, mais les éléments recueillis dessinent le portrait d'un homme en proie à des démons intérieurs qu'il n'a jamais su maîtriser.

Des antécédents judiciaires lourds de présages

Les faits. Shamar Elkins, 31 ans, vétéran de la Garde nationale, a tué sept enfants et un neveu avant de se suicider le 15 avril à Shreveport en Louisiane. Ses victimes incluent quatre filles issues de son union avec Shaneiqua Pugh (3, 5, 6 et 7 ans), trois enfants de sa compagne Christina Snow (5, 6 et 11 ans), ainsi que Mar’Kaydon Pugh, 10 ans, fils de la sœur de Shaneiqua. Shaneiqua Pugh et Christina Snow ont été grièvement blessées. Elkins devait comparaître le 16 avril dans le cadre d'une procédure de divorce. Ses antécédents judiciaires comprenaient une condamnation pour conduite sous l'emprise de l'alcool en 2016 et pour port d'arme illégal en 2019. En 2019, il avait tiré à cinq reprises sur un véhicule après une altercation, une balle ayant été retrouvée près d'une école. Son passé familial révèle une mère biologique toxicomane et une adoption par Betty Walker, qui l'avait élevé comme son fils. Les enquêteurs tentent désormais de déterminer si les tensions conjugales et les problèmes psychiatriques ont conduit à ce drame.


Sources :
  • New York Post

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