La famille du meurtrier de Henry Nowak, 18 ans, a été rejetée par la communauté sikhe après que le drame ait enflammé le débat national. Vickrum Digwa, 23 ans, a été condamné à la prison à perpétuité pour avoir poignardé à plusieurs reprises l’étudiant innocent avant de mentir à la police en prétendant avoir été victime de racisme.
Les révélations sur les antécédents violents de Digwa et son obsession pour les armes ont aggravé la situation. Des membres de sa famille ont même dû se cacher par crainte de représailles, tandis que la communauté sikhe locale craint d’être injustement ciblée dans un climat de tension extrême à Southampton.
Une communauté sous le feu des critiques
Les critiques envers la famille Digwa sont vives au sein de la communauté. Ils ont apporté des ennuis à notre porte, estime un fidèle du Gurdwara, dénonçant l’incapacité de la famille à gérer « ce garçon difficile » et son intérêt croissant pour les couteaux. Un autre membre de la communauté sikhe, Jas Singh, ancien proche de Digwa, va jusqu’à qualifier ce dernier de « faux Nihang », soulignant que l’usage des armes doit se limiter à la défense de la foi et de l’innocent.
Le frère de Digwa, Gurpreet, 27 ans, a été filmé brandissant une épée cérémonielle lors d’une altercation routière devant un temple hindou à Southampton. Cette scène, survenue l’an dernier, a été diffusée par le Daily Mail, ajoutant à la polémique. Gurpreet et leur père, Moga Singh, sont désormais poursuivis pour possession d’armes offensives.
La mère de Digwa, Kiran Kaur, a été reconnue coupable d’avoir soustrait l’arme du lieu du crime, une action qu’elle défend en affirmant avoir agi « comme n’importe quelle mère l’aurait fait ». Sa propre mère, Bimla Kaur, 75 ans, a pourtant reconnu que Vickrum avait « corrompu l’héritage familial » en tuant Henry Nowak. « Ces armes ne sont pas faites pour être utilisées contre des innocents », a-t-elle déclaré, soulignant que l’affaire a détruit deux familles : celle de la victime et la sienne.
Les Nihangs, secte martiale sikhe dont faisait partie Digwa, se distinguent par leur maîtrise des armes et leur réputation de guerriers. Formés il y a cinq siècles pour protéger les lieux de culte sikhs, ils étaient redoutés pour leur bravoure et leur ruthless sur les champs de bataille. Pourtant, Digwa, selon ses détracteurs, n’incarnait en rien ces valeurs. « Il n’était qu’un voyou comme on en croise dans les rues de Grande-Bretagne », résume Jas Singh.
La révélation de l’incident impliquant Gurpreet Digwa avec une épée cérémonielle devant un temple hindou a encore envenimé les tensions. Des témoins locaux ont confirmé l’identité de Gurpreet, bien que la date exacte de l’incident reste floue. Certains l’associent même à la période du meurtre de Henry Nowak, aggravant le sentiment de honte qui pèse désormais sur la famille.
L’héritage des Nihangs entaché par la violence
La communauté sikhe de Southampton, déjà sous le feu des projecteurs, craint désormais une stigmatisation accrue. Les appels à interdire les kirpans, ces couteaux rituels sikhs, se multiplient, tandis que l’image des Nihangs, autrefois respectés, est ternie par les actes de Digwa.
- Daily Mail
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