United Airlines a annoncé lundi avoir mis fin à ses démarches en vue d'une fusion avec American Airlines, après que ce dernier ait rejeté toute discussion à la suite d'une première approche.

« J’espérais pouvoir présenter cette idée à American, mais ils ont refusé d’en discuter et ont même fermé la porte publiquement », a déclaré Scott Kirby, le PDG de United Airlines.

Les raisons du refus d'American Airlines

Kirby avait évoqué cette possibilité lors d’une réunion avec le président Donald Trump fin février, selon des informations rapportées par Reuters plus tôt ce mois-ci. Cette rencontre était initialement prévue pour évoquer l’avenir de l’aéroport de Washington Dulles.

Le patron de United a ajouté : « Les déclarations publiques d’American laissent clairement entendre qu’une telle fusion est exclue pour un avenir prévisible.

American Airlines n’a pas répondu directement aux propos de Kirby lundi, mais s’est appuyée sur des déclarations de son PDG Robert Isom, formulées la semaine précédente. Ce dernier avait catégoriquement rejeté l’idée d’une fusion, évoquant des risques anticoncurrentiels et des conséquences négatives pour les clients.

Une fusion entre les deux plus grandes compagnies aériennes américaines aurait constitué la plus importante opération de consolidation du secteur en plus de dix ans. Elle aurait renforcé la domination d’un marché domestique déjà contrôlé par quatre acteurs de taille comparable.

L’ampleur d’un éventuel accord avait suscité des inquiétudes chez les analystes et les experts du secteur quant aux risques antitrust.

Un marché aérien déjà très concentré

Kirby avait assuré qu’un tel rapprochement « aurait considérablement augmenté le nombre total de places en classe économique disponibles sur le marché », tout en promettant que les prix n’augmenteraient pas pour les passagers.

Sources :
  • New York Post

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