Le musée de la tour de David à Jérusalem lance un appel à la population pour retrouver des clichés anciens du Mur des Lamentations, aussi appelé mur Occidental. Les images recherchées doivent dater d’une période allant de 1860 à 1968, année qui suit la guerre des Six Jours ayant permis la réunification de la ville en 1967.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre des préparatifs de l’exposition « Eyes on the Wall » (« Regards sur le Mur »), programmée pour 2027. Le musée souhaite ainsi retracer deux mille ans d’histoire à travers les témoignages visuels de ceux qui ont fréquenté ce lieu sacré.
Une mémoire visuelle à préserver
Pour enrichir ses archives, le musée sollicite l’aide des particuliers, les invitant à fouiller leurs albums de famille, leurs collections personnelles ou leurs greniers. Les photographies, cartes postales ou tout autre document visuel représentant le Mur Occidental avant 1968 peuvent être transmis par e-mail à l’adresse [email protected].
« Il y a quelque chose de profondément émouvant dans ce moment où une photo de famille, par nature intime, quitte le domaine de la mémoire privée pour devenir un patrimoine commun », a déclaré Shimon Lev, conservateur du musée. « Nous espérons découvrir d’autres témoignages visuels qui mettent en lumière non seulement les pierres du mur Occidental, mais aussi l’expérience humaine de ces échanges entre générations.
Un exemple récent illustre l’importance de cette collecte : un professeur de Montréal, David Freedman, a retrouvé l’album photo de son grand-père, le Dr Abraham Orkin Freedman. Ce médecin canadien, installé à Jérusalem dans les années 1920, avait documenté la ville et ses habitants avant de faire don de l’album au musée.
Le musée invite chacun à participer activement à cette recherche, soulignant que chaque image peut apporter un éclairage nouveau sur l’histoire du Mur des Lamentations. Les documents reçus seront intégrés à une base de données accessible aux chercheurs et au grand public.
Pour encourager les contributions, le musée propose un choix symbolique : les participants peuvent opter pour recevoir en remerciement une illustration de l’un des deux oiseaux emblématiques d’Israël, le Doukhifat (huppe, orange) ou le Shaldag (martin-pêcheur, bleu).
Un patrimoine entre les mains des particuliers
Les archives ainsi constituées permettront de mieux comprendre l’évolution du site, tant sur le plan architectural que culturel, avant et après la guerre de 1967.
- Times of Israel
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