Le commandement central américain (CENTCOM) a confirmé dans la nuit de dimanche à lundi avoir lancé des frappes contre l'Iran pour la neuvième nuit consécutive, quelques heures après avoir annoncé la mort d'un troisième soldat américain. Selon le communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, les opérations ont débuté à 19 heures (heure de l'Est) et visaient à « continuer à réduire les capacités militaires iraniennes utilisées pour attaquer des navires commerciaux et des marins civils transitant par le détroit d'Ormuz ».
Ces frappes s'inscrivent dans une escalade militaire sans précédent. Les forces américaines avaient déjà ciblé, ce week-end, des dépôts de missiles, des drones et des défenses aériennes iraniennes lors d'une série de raids aériens. Ces opérations, qualifiées de « châtiment rapide » par le Pentagone, faisaient suite à la mort de deux militaires américains dans une attaque attribuée à la République islamique en Jordanie, vendredi dernier.
Une riposte militaire systématique
Mais dans la soirée de dimanche, le CENTCOM a révélé qu'un troisième soldat avait péri lors d'une « détonation contrôlée d'un engin non explosé issu d'un drone iranien abattu » en Irak du Nord, samedi. Un quatrième militaire a été évacué vers un hôpital jordanien, tandis qu'un cinquième est porté disparu. Aucune identité n'a été communiquée par respect pour les familles, alors que plus de 50 000 soldats américains sont déployés au Moyen-Orient.
Le président Donald Trump a qualifié ces pertes de « très tristes » lors d'un entretien avec la chaîne NewsNation, tout en réaffirmant sa détermination à empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire. « Nous ne permettrons jamais à l'Iran d'avoir l'arme nucléaire », a-t-il déclaré, soulignant que ces soldats avaient sacrifié leur vie « au service de notre pays ».
Cette escalade survient alors que Téhéran multiplie les provocations. L'analyste irano-américain Seyed Mohammed Marandi, ancien conseiller de la délégation iranienne aux négociations nucléaires, a affirmé que l'Iran se préparait depuis des décennies à une éventuelle invasion terrestre américaine. « Les Américains planifient une invasion. Je ne dis pas que cela se produira nécessairement, ni dans les prochains jours. Mais ils ont des plans pour cela », a-t-il déclaré dans une interview avec l'analyste politique Glenn Diesen. « Que ces plans soient mis à exécution ou non, nous verrons.
Marandi a précisé que les frappes iraniennes ciblaient principalement Bahreïn et le Koweït, où se concentrent les principales bases américaines en vue d'une éventuelle opération terrestre. Une analyse partagée par Diesen, qui a souligné que ces régions abritaient la majorité des infrastructures militaires américaines dans la région.
Les tensions se cristallisent aussi sur le plan symbolique. Depuis plusieurs jours, des affiches géantes ont été placardées dans les rues de Téhéran, alimentant les théories du complot. Dans la place Valiasr, un panneau rouge affichait en anglais le message : « Qui est D nexT one ? #lindseygraham ». Les lettres « D » et « T », en majuscules, semblaient faire référence au président américain, âgé de 80 ans. Dans la place Enghelab, une autre affiche montrait une image de Donald Trump vêtu d'un costume, allongé dans un cercueil ouvert, avec l'inscription en persan et en anglais : « Nous tuerons Trump ».
Les provocations iraniennes dépassent le cadre militaire
Ces messages s'ajoutent à une fresque murale dévoilée plus tôt dans la semaine à la place Palestine, représentant Trump, ses enfants et Melania devant des cercueils drapés de drapeaux américains, avec en arrière-plan la Maison-Blanche. Ces provocations visuelles alimentent les spéculations sur une possible implication de l'Iran dans la mort mystérieuse du sénateur Lindsey Graham, survenue à 71 ans ce week-end en Ukraine. Aucune preuve ne confirme cependant un lien avec Téhéran.
- Daily Mail
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