Cinquante-deux militants, issus de l'ultradroite comme de l'ultragauche, ont été interpellés à l'issue de contrôles policiers ce samedi 9 mai dans la capitale, notamment dans les secteurs République, Pyramides, Saint-Michel et Montparnasse. Parmi eux, trente-deux personnes ont été placées en garde à vue pour participation à un groupement violent, dégradations ou violences volontaires en réunion. Des matraques télescopiques et des couteaux figuraient parmi les objets saisis sur les manifestants.
Une interdiction contestée chaque année
La préfecture de police a justifié ces interpellations par la mise en place d'un dispositif de sécurité renforcé pour faire respecter les arrêtés d'interdiction de la manifestation dite « Comité du 9-Mai » à Paris, ainsi que du rassemblement « Pas de Nazis dans Paris », tous deux déclarés ce jour-là.
« Les confrontations entre militants d'ultradroite et d'ultragauche ne sauraient être tolérées », a souligné la préfecture dans un communiqué. Les forces de l'ordre ont donc agi pour prévenir tout risque de violences entre les deux groupes, dont les tensions sont récurrentes lors de ce type de rassemblements.
Le Comité du 9-Mai organise chaque année une manifestation pour commémorer la mort de Sébastien Deyzieu, militant d'extrême droite décédé accidentellement en 1994 après une chute depuis un toit parisien lors d'une interpellation policière. En 2023, cette manifestation avait été initialement interdite avant qu'un tribunal administratif ne suspende la mesure, permettant à un millier de militants de défiler malgré tout, souvent masqués et arborant des symboles néonazis.
Armes et violences : l'arsenal saisi par la police
La préfecture rappelle que ces interpellations s'inscrivent dans une logique de prévention des troubles à l'ordre public, alors que les tensions entre les deux mouvances radicales restent vives dans la capitale. Les enquêtes se poursuivent pour déterminer l'implication exacte de chaque individu dans les faits reprochés.
- BFMTV
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