Les séquelles d'un drame jamais effacé

Un système de filtrage mis en place après l'intrusion d'un ancien élève a bouleversé le quotidien de l'établissement. Christophe Hernandez, professeur d'histoire-géographie, témoigne : « À ce moment-là, j'entends des cris. Des élèves affolés, des cris inhabituels ». Le 10 septembre 2024, vers 14 heures, une attaque au couteau a lieu en plein milieu de la cour. Un élève est légèrement blessé, une professeure d'anglais est poignardée à trois reprises. « J'assiste, je suis entièrement pétrifié. J'assiste à une scène d'horreur pour moi, quelque chose de jamais vu », précise-t-il. Six mois après, Christophe Hernandez reste profondément marqué. « Maintenant, quand il y a des cris en ville ou quand je suis sur une plage, quand il y a des enfants qui crient, je suis quand même toujours sur le qui-vive, je suis toujours en train de regarder à droite, à gauche, et je suis toujours dans une espèce de peur », confie-t-il.

L'enseignante agressée a repris son poste et, pour éviter de nouvelles intrusions, le site de 9 hectares a été complètement clôturé. Grilles rehaussées, portails ouverts par reconnaissance des plaques d'immatriculation, vidéosurveillance renforcée. La région a investi près d'un million d'euros pour que les 1 000 élèves étudient dans un cadre plus serein. « Une sécurité qui est au maximum. Tout le monde a été soit formé, soit sensibilisé par rapport à ces événements. Je suis très rassuré », assure Hugo Soubra, élève en classe de première.

Un milliard d'euros pour une sécurité maximale

Rassuré, aussi, par le suivi psychologique qui se poursuit encore aujourd'hui. Une association propose un accompagnement individualisé. « Il y a des numéros encore qui sont disponibles pour appeler. On a des affiches un peu partout dans le lycée. S'il en a qui ont encore besoin de parler, il y a ça qui est disponible. On ne nous a pas lâchés dans la nature comme ça après le drame », souligne Fanny Canessa, élève en classe de première. Même lorsque des portiques sont installés, la fouille des sacs n'est pas automatique. Dans cet établissement, comme dans tous ceux du pays, seuls des policiers ou des agents de sécurité sont habilités à le faire.

Sources :
  • France Info

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