Le parquet de Senlis a confirmé ce mercredi 13 mai l’ouverture d’une enquête préliminaire contre X concernant le cas d’une petite fille de 21 mois, retrouvée « alcoolisée » après une journée passée dans la micro-crèche « Les Petits Gaulois » à Plailly (Oise). Une plainte avait été déposée par ses parents après leur appel pour récupérer leur enfant dans l’après-midi du 17 mars, alors qu’elle « n’arrêtait pas de tomber ».

Selon le procureur de Senlis, Loïc Abrial, l’enquête fait suite au signalement du 20 mars par un hôpital, où les médecins avaient constaté l’état de l’enfant. La micro-crèche, fermée administrativement depuis cette date, ne devrait rouvrir qu’en juin 2026, précise la communauté de communes de l’Aire cantilienne dans un communiqué.

Une enquête sans coupable après deux mois

Les investigations menées par les autorités, en collaboration avec les services de Protection Maternelle et Infantile (PMI) et le gestionnaire de l’établissement, « n’ont pas permis, à ce jour, d’identifier d’élément de malveillance ou de maltraitance de la part des professionnels de la structure », indique le communiqué.

L’enfant va bien, mais l’enquête piétine. Deux mois après le signalement, le mystère reste entier.

La communauté de communes ajoute que « l’enfant concerné se porte bien aujourd’hui ». Pourtant, les circonstances de son état restent inexpliquées, malgré les expertises réalisées ces dernières semaines. Les parents, qui avaient confié leur fille à la crèche le matin même, n’ont pas été interrogés publiquement sur leur démarche.

La fermeture administrative de l’établissement, décidée « à titre conservatoire à la suite de l’hospitalisation » de l’enfant, illustre la gravité des soupçons initiaux. Pourtant, l’absence de conclusions après plus de deux mois d’enquête interroge sur la fiabilité des signalements ou la méthodologie employée.

Aucun élément de malveillance identifié. Pourtant, la fermeture administrative de la crèche se prolonge jusqu’en 2026.

Les autorités locales insistent sur le suivi médical et social de l’enfant, mais aucune information n’a été communiquée sur d’éventuels examens complémentaires ou mesures de prévention renforcées dans la structure. La réouverture prévue en 2026 laisse planer un doute sur la capacité à garantir la sécurité des enfants accueillis.

Fermeture administrative et réouverture en suspens

Le procureur Abrial n’a pas détaillé les suites possibles de l’enquête, ni les éventuelles sanctions administratives ou pénales encourues par la micro-crèche. Les parents, eux, restent silencieux, protégés par le secret de l’instruction.

Sources :
  • BFMTV

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