Le nombre de soutiens au projet de loi « Dignity Act » franchit désormais la barre des 19 représentants républicains à la Chambre des États-Unis, renforçant ainsi la dynamique autour de ce texte qui prévoit une régularisation de la majorité des 11 à 22 millions d’immigrés en situation irrégulière sur le sol américain. Porté par la députée Maria Salazar (Floride), le texte ne se contente pas d’offrir un statut légal à près de 10,5 millions de personnes entrées illégalement avant 2021, mais il double également le volume annuel des visas de travail attribués aux étrangers, répondant ainsi aux attentes pressantes du patronat américain.
Introduit pour la première fois en 2022, alors que les flux migratoires illégaux atteignaient des records historiques sous la présidence Biden, le Dignity Act se distingue par son approche pragmatique mêlant fermeté apparente et ouverture sans précédent. D’un côté, il conditionne l’amnistie à des exigences minimales, tandis que de l’autre, il renforce les pipelines d’immigration légale en direction des entreprises, notamment via une augmentation drastique des visas liés à l’emploi. Les étudiants étrangers bénéficieraient également d’un avantage concurrentiel majeur : la possibilité de rester aux États-Unis après leurs études pour y occuper un emploi, au détriment des jeunes diplômés américains en quête de premiers emplois.
Un texte qui divise jusqu’au sein du camp républicain
Parmi les 19 républicains désormais co-signataires, on retrouve des figures comme Mike Lawler, qui a défendu son engagement lors d’une intervention sur Fox News. Pourtant, ses réponses lors de cet entretien ont révélé des zones d’ombre quant à la faisabilité réelle de certaines dispositions, notamment sur les modalités de contrôle des bénéficiaires de l’amnistie. Le texte prévoit en effet le gel des expulsions pour les migrants jugés éligibles « prima facie » et octroie un statut temporaire renouvelable de sept ans aux quelque 10,5 millions de personnes concernées, sous réserve de paiement d’amendes et de taxes, ainsi que de l’absence de condamnations pénales graves.
L’immigration au service des lobbies économiques
Les critiques les plus vives émanent des associations de défense des travailleurs américains, qui dénoncent une mesure favorisant délibérément les intérêts corporatistes. Le programme OPT, intégré au projet, permet en effet aux entreprises d’embaucher des diplômés étrangers à moindre coût, réduisant ainsi les opportunités pour les jeunes Américains fraîchement sortis des universités. Le texte s’aligne par ailleurs sur les demandes répétées de la Chambre de commerce américaine, principale lobby pro-immigration aux États-Unis, dont les représentants militent chaque année pour un assouplissement des règles migratoires afin de maintenir des salaires bas dans certains secteurs.
- Breitbart
Votre soutien est plus essentiel que jamais.
Cet article vous est offert gratuitement par NATIONO. Notre rédaction garantit son indépendance en refusant toute influence. Votre contribution, même modeste, est le moteur de notre liberté.
Soutenir NATIONO



Réagir à cet article
Connectez-vous pour commenter cet article.
Chargement des commentaires...