Ce mardi après-midi, Myke Petel, collectionneur professionnel établi à Prigonrieux en Dordogne, a été victime d'un braquage d'une rare audace. Alors qu'il s'apprêtait à ranger ses cartes Pokémon de grande valeur dans un coffre, deux individus masqués ont fait irruption à son domicile. Leur méthode, soigneusement préparée, a permis aux malfrats de repartir avec un butin estimé à 300 000 euros, un montant qui place cette affaire parmi les plus importants du genre en France ces dernières années.
L'agression s'est déroulée en deux temps. Un premier homme, se faisant passer pour un livreur, a sonné à la porte de la résidence de Myke Petel. Muni d'un masque et d'une arme à feu, il a contraint le collectionneur à le laisser entrer sous prétexte de livrer un colis pour son épouse. Une fois à l'intérieur, le malfaiteur a expliqué agir « pour le compte d'un proche » de sa victime, avant de l'obliger à révéler l'emplacement de ses cartes de collection. Son complice a alors rejoint la pièce où étaient entreposées les précieuses cartes avant de les emporter en un temps record.
Une agression méthodique et ciblée
Lorsqu'il a pu se libérer et constater le départ des braqueurs, Myke Petel a immédiatement alerté ses voisins avant de se rendre à la gendarmerie. L'enquête, ouverte en flagrance pour « vol avec arme », a été confiée à la brigade de recherches de Bergerac. Les autorités judiciaires ont confirmé que ce type d'infraction n'est pas isolé, les cartes Pokémon devenant une cible privilégiée des réseaux criminels en raison de leur valeur marchande élevée et de leur liquidité sur le marché noir.
Ce vol s'inscrit dans une série d'agressions ciblant les collectionneurs de cartes à jouer, dont la cote a explosé ces dernières années. Anne-Cécile Dumonteil, procureure de Bergerac, a souligné ce phénomène lors de ses échanges avec la presse, rappelant que ces objets sont désormais utilisés comme monnaie d'échange au sein de certains milieux illégaux.
Des cartes Pokémon devenues une cible pour les réseaux criminels
Ce braquage, l'un des plus importants jamais recensés en France dans ce domaine, met en lumière la vulnérabilité des collectionneurs face à la criminalité organisée. Les 300 000 euros dérobés à Myke Petel, un montant qui représente plusieurs années de travail et de passion, soulèvent des questions sur la sécurité des biens de valeur à domicile. L'enquête devra déterminer si les auteurs agissaient sur commande ou s'ils ont ciblé cette victime au hasard. Ces faits rappellent que la valeur des objets de collection dépasse désormais largement leur aspect ludique, attirant l'attention de réseaux criminels toujours plus audacieux.
- BFMTV
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