Les candidats démocrates à la succession de Gavin Newsom en Californie ont confirmé, lors d’un débat télévisé mercredi soir, leur volonté de signer un projet de loi visant à achever le TGV californien, aujourd’hui considéré comme un gouffre financier. Ce projet, surnommé le « train vers nulle part », a déjà englouti 231 milliards de dollars, soit sept fois le budget initial de 33 milliards annoncé en 2008, sans qu’un seul mètre de rail n’ait été posé.

Interrogés par les modérateurs sur leur position concernant la poursuite de ce chantier, les candidats sur scène ont tous répondu par l’affirmative, à l’exception de Xavier Becerra, ancien secrétaire à la Santé et aux Services sociaux, qui a tergiversé, et de Matt Mahan, maire de San José, qui a évoqué la nécessité de lever certaines réglementations au préalable. Aucun n’a cependant proposé d’abandonner purement et simplement le projet.

Une ligne rouge sur l'immigration

Le débat, organisé par NBC4 et Telemundo 52, s’est tenu la veille d’un échange de deux heures diffusé sur CNN. Cette confrontation plus courte, d’une durée d’une heure, a pris des allures de rappel, les candidats cherchant à corriger les erreurs de la veille. Tous les démocrates présents, sauf Antonio Villaraigosa, ancien maire de Los Angeles, ont également promis d’autoriser les hommes biologiques à concourir dans les compétitions sportives féminines. Matt Mahan a tenté de nuancer sa position en déclarant qu’il laisserait cette décision aux fédérations sportives aux « niveaux les plus élevés ».

Tous les candidats démocrates ont par ailleurs annoncé leur intention d’autoriser les immigrés en situation irrégulière à s’inscrire au programme Medi-Cal, une mesure que le gouverneur sortant Gavin Newsom avait suspendue après que le programme eut accumulé des pertes de plusieurs milliards de dollars. Seule exception, Tom Steyer, qui n’a pas partagé cette position.

Les prétendants ont également tous, à l’exception de Tom Steyer, déclaré qu’ils signeraient une législation visant à étendre la production pétrolière en Californie. Par ailleurs, seul Tom Steyer s’est dit favorable à l’instauration d’une « taxe sur les milliardaires ».

Steve Hilton s’est distingué par une prestation remarquée, alliant rigueur et humour, n’hésitant pas à moquer Matt Mahan pour ses oublis répétés lors des échanges. Xavier Becerra, lui, a subi les attaques les plus vives, peinant à répondre lorsque d’autres candidats lui ont rappelé sa responsabilité dans la perte de traces de dizaines de milliers d’enfants migrants pendant son passage à l’administration Biden. Becerra a tenté de qualifier ces accusations de « mensonges de Trump », mais Antonio Villaraigosa a souligné que le New York Times avait également couvert l’affaire.

Les réponses apportées par les candidats ont globalement été substantielles. Katie Porter a notamment livré une analyse approfondie sur le secteur des assurances, estimant qu’il ne suffisait pas de geler les tarifs, comme le suggérait Becerra, en espérant que les assureurs restent dans l’État. Elle a proposé des mesures pour atténuer les risques, comme le débroussaillage, tout en plaidant pour un contrôle accru des compagnies d’assurance.

Des réponses qui divisent

Chad Bianco, shérif du comté de Riverside, a adopté son ton habituel combatif, tandis qu’Antonio Villaraigosa a multiplié les éloges sur son propre bilan passé. La course s’annonce serrée, et l’incertitude plane quant à la qualification d’un ou des deux candidats républicains pour le second tour, au vu du nombre élevé de démocrates en lice.

Sources :
  • New York Post

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