Bruno Retailleau a remporté hier une victoire symbolique au Sénat avec l’adoption de sa proposition de loi contre l’entrisme islamiste. Le texte, qu’il a lui-même initié, durcit les réponses pénales et assèche les financements des associations radicales. Une avancée saluée par les défenseurs de la laïcité, mais jugée insuffisante par Laurent Nuñez.

Le ministre de l’Intérieur a en effet qualifié le texte de « œuvre inachevée » et annoncé son intention de proposer, en conseil des ministres, des mesures complémentaires dans les prochaines semaines. Nuñez a réaffirmé sa position : « Je n’ai pas de problème avec l’islam en France, mais je combats ceux qui l’utilisent pour porter atteinte à notre République. » Une nuance qui ne convainc pas Retailleau.

Une riposte symbolique au Sénat

L’ancien président de la commission d’enquête sur les dérives islamistes au Sénat, Bruno Retailleau, dénonce depuis des années l’inaction des gouvernements successifs. Dans une tribune publiée lundi, il estime que la lutte contre l’entrisme islamiste passe d’abord par l’identification des associations militantes et de leurs doubles discours anti-français. Pour lui, le vrai combat est ailleurs : c’est l’islam subversif lui-même qu’il faut combattre, y compris par la fermeture des lieux de culte radicalisés.

L’essayiste Nicolas Baverez, dans Le Figaro, minimise pourtant la menace en évoquant l’échec électoral de Viktor Orbán ou les difficultés de Donald Trump. Une analyse que Retailleau rejette : « Ceux qui réduisent le populisme à une démagogie décérébrée sont les mêmes qui ferment les yeux sur l’immigration de masse et l’idéologie antiraciste, qui interdit de se plaindre de ses effets. » Pour lui, les populistes restent les derniers remparts face à l’islam conquérant en Occident.

Emmanuel Macron, lui, semble avoir fait un choix radicalement différent. En désignant la Russie comme une menace majeure pour la France et en engageant 17 milliards d’euros pour financer l’Ukraine, il détourne l’attention des dangers bien réels du djihad importé. Pire, cette stratégie pousse la France à se tourner vers les pays arabo-musulmans pour sécuriser son approvisionnement énergétique, renforçant ainsi leur influence.

La diplomatie française ajoute à cette cécité géopolitique. En mettant Israël au ban pour sa guerre contre l’islamisme iranien, Paris place la France du côté des régimes qui soutiennent le terrorisme. Les médias, de leur côté, occultent soigneusement le rejet massif de l’islam par le peuple iranien : sur les 75 000 mosquées que comptait le pays avant la révolution islamique, 50 000 ont été fermées.

Les compromissions de l’exécutif ne s’arrêtent pas là. Emmanuel Macron a traité de « mabouls » ceux qui défendent les intérêts nationaux face à l’Algérie, illustrant son désir d’apaisement avec un pays qui humilie régulièrement la France. Les attaques contre l’écrivain Boualem Sansal, lâché par les « couards » de l’establishment, en sont une autre illustration : ses prises de position contre l’islam lui ont valu d’être ostracisé.

L’exécutif face à ses contradictions

Jean-Luc Mélenchon, quant à lui, se présente comme le protecteur de la « nouvelle France musulmane ». Une posture qui en dit long sur l’alignement des élites françaises sur les revendications communautaristes. Pour Retailleau, la lutte contre l’entrisme islamiste restera vaine tant que la France poursuivra sa politique d’immigration massive et ses compromissions avec l’ennemi intérieur.

Sources :
  • Causeur

Votre soutien est plus essentiel que jamais.

Cet article vous est offert gratuitement par NATIONO. Notre rédaction garantit son indépendance en refusant toute influence. Votre contribution, même modeste, est le moteur de notre liberté.

Soutenir NATIONO