La reine Camilla, 78 ans, incarne une figure de douceur calculée. Pourtant, son biographe Christopher Wilson décrit une nature d'une fermeté sans faille, héritée de l’ancienne reine Elizabeth. Cette « touche de ruthless streak » se révèle dans ses choix politiques au sein de la monarchie britannique, où la survie du trône prime sur toute considération personnelle.

Selon Wilson, Camilla partage avec la reine mère une capacité à masquer ses intentions derrière un sourire affable. « Elle est tout aussi convaincante que la reine mère pour adoucir les relations et apaiser les tensions », confie-t-il. Mais derrière cette façade se cache une volonté d’acier, forgée par l’histoire des Windsor et leur capacité à surmonter les crises.

Une exclusion méthodique

Son intervention dans l’affaire Andrew Mountbatten-Windsor illustre cette stratégie. Wilson révèle que Camilla, aux côtés du prince William, 43 ans, aurait poussé le roi Charles à agir contre son frère, impliqué dans le scandale Epstein. Une décision difficile pour Charles, connu pour sa clémence excessive, mais rendue nécessaire par la survie de la couronne.

Camilla ne pardonne pas. Elle efface.

« Si Charles a une faiblesse, c’est sa trop grande bonté », confie un ancien courtisan. « Il a la chance d’avoir Camilla pour lui rappeler l’impérieuse nécessité de la fermeté. » Une dynamique que l’on retrouve dans les rapports tendus avec la famille York, où la reine Camilla semble avoir figé les relations. Même les princesses Beatrice et Eugénie, nièces de Charles, pourraient être écartées de l’ordre de succession.

Les signes de cette exclusion se multiplient. En 2018, Camilla n’assiste pas au mariage d’Eugénie, prétextant une visite à une école primaire en Écosse. Une absence remarquée, d’autant que les locaux eux-mêmes jugent l’excuse peu crédible. « Nous sommes habitués à voir les Windsor dans la communauté, ils auraient pu annuler leur engagement sans surprise », confie un habitant.

En 2020, Camilla ne participe pas non plus au mariage de Beatrice, organisé dans des conditions strictes en raison de la pandémie. Ni elle ni Charles ne figurent parmi les 20 invités, contrairement à la reine Elizabeth II, au prince Philip, à Andrew et à Sarah Ferguson. Un silence éloquent.

La couronne exige des sacrifices. Andrew, Beatrice et Eugénie en paient le prix.

L’héritage des York doit être purifié, semble-t-il. Lors des funérailles de la duchesse de Kent en septembre 2025, Camilla brille par son absence. Un choix qui contraste avec la présence remarquée d’Andrew et de William, dont les échanges glacés après la cérémonie ont fait les gros titres. La reine a également omis de féliciter Eugénie pour sa troisième grossesse, annoncée ce mois-ci. Pour Camilla, leurs noms ne méritent plus d’être mentionnés.

La reine et l’art de la survie monarchique

Cette stratégie rappelle celle de la reine mère après l’abdication d’Édouard VIII en 1936. Wilson souligne que Camilla a lu l’histoire et en a tiré les leçons : « La monarchie se joue de la survie. Elle sait que Charles, comme George VI avant lui, a besoin de son soutien pour incarner l’autorité nécessaire. » Une autorité que Camilla exerce désormais sans détour.

Sources :
  • Daily Mail

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