Les parents de 21 bébés victimes de violences dans deux crèches londoniennes s’insurgent contre la libération anticipée et la déportation de leur bourreau, Roksana Lecka, 23 ans. Condamnée à huit ans de prison en septembre 2025 pour une campagne de violence sadique incluant coups de poing, de pied et gifles, elle n’a purgé que 14 mois de détention avant d’être renvoyée en Pologne en février 2026.

Lecka a plaidé coupable pour sept chefs d’accusation de cruauté envers des mineurs, mais les jurés l’ont reconnue coupable sur quatorze chefs pendant les six mois où elle a travaillé à la crèche Montessori de Twickenham. Les faits, commis entre octobre 2023 et juin 2024, incluent des pincements, des gifles, des coups de pied et même le fait de projeter des enfants la tête la première dans leurs lits.

Une justice expéditive sous le coup de l’émotion

Les images de vidéosurveillance présentées au tribunal montrent Lecka vapoter à quelques centimètres d’enfants endormis, tandis que les images de ses interrogatoires policiers révèlent une absence totale d’émotion. Interrogée sur un bébé en pleurs, elle répond avec indifférence, suscitant la réplique d’un officier : « Désolée, est-ce que je vous ennuie ? ».

« Préparer un procès, c’est revivre l’horreur. Apprendre que la peine n’a pas été purgée, c’est une trahison. » — Père d’une victime.

Les parents des victimes décrivent un sentiment de trahison. « Nous avons tout misé sur ce procès, les déclarations, le traumatisme, pour obtenir une condamnation et une forme de paix. Mais apprendre qu’elle n’a purgé qu’une infime partie de sa peine, c’est comme si tout cela n’avait servi à rien », confie le père d’un enfant blessé. Une mère, dont le fils porte encore les séquelles physiques, évoque une stupeur « totale » face à cette décision.

La déportation de Lecka vers la Pologne, effective après seulement 14 mois de détention, a été notifiée à ses victimes avec moins d’une semaine d’avis. La députée de Twickenham, Munira Wilson, a qualifié cette mesure d’« inacceptable », soulignant que le gouvernement britannique mise davantage sur les économies que sur la protection des principes judiciaires.

Hors du Royaume-Uni, les perspectives de poursuites restent incertaines. Le ministère de la Justice britannique a confirmé que Lecka est « interdite à vie de revenir au Royaume-Uni », mais aucune garantie n’existe quant à d’éventuelles sanctions en Pologne. Pendant son procès, Lecka a tenté de justifier ses actes par un manque de sommeil lié à la consommation de cannabis, affirmant ne plus se souvenir de ses gestes.

« Elle a regardé les enfants souffrir sans broncher. Comment qualifier cela, sinon par l’horreur pure ? » — Juge Sarah Plaschkes.

Lecka a également travaillé dans une seconde crèche, où ses violences n’ont été découvertes qu’après son renvoi pour avoir pincé plusieurs enfants. Les premiers signalements de blessures inexpliquées sur les nourrissons remontent à mars 2024, mais la direction de la crèche de Twickenham n’a identifié la coupable qu’en juin de la même année, date de son arrestation.

Des images qui révèlent l’indifférence criminelle

Lors de son procès, la juge Sarah Plaschkes a qualifié sa conduite de « sadique » et l’a condamnée à une interdiction définitive de travailler avec des enfants ou des personnes vulnérables. « Vous avez infligé des violences gratuites, observant calmement la souffrance que vous causiez. Votre comportement relève de la cruauté pure », a-t-elle déclaré.

Sources :
  • Daily Mail

Votre soutien est plus essentiel que jamais.

Cet article vous est offert gratuitement par NATIONO. Notre rédaction garantit son indépendance en refusant toute influence. Votre contribution, même modeste, est le moteur de notre liberté.

Soutenir NATIONO