L’année 2025 restera comme un tournant pour la Caisse des Dépôts et Consignations (Cdp), dont les résultats financiers atteignent des sommets inédits. Le bénéfice net s’élève à 3,4 milliards d’euros, tandis que les dividendes versés au Trésor public s’élèvent à 1,85 milliard, confirmant la solidité financière de l’institution. Ces chiffres exceptionnels s’accompagnent d’un engagement massif en faveur de l’économie réelle, avec plus de 29 milliards d’euros mobilisés directement et des investissements activés dépassant les 73 milliards. Un dynamisme qui se traduit concrètement par une contribution de 1,6 % au produit intérieur brut national et la création ou le maintien de près de 500 000 emplois sur le territoire.

L’impact économique de la Cdp ne se limite pas à ses résultats comptables. Son portefeuille de crédits, incluant les engagements en cours et les garanties accordées, atteint désormais 153 milliards d’euros, en hausse de 2 % sur un an. La collecte globale s’élève à 355 milliards, dont 297 milliards issus de l’épargne postale — en progression de 3 % — et 24 milliards levés sur les marchés obligataires, en forte croissance de 20 %. Ces ressources abondantes permettent à l’institution de jouer pleinement son rôle de levier financier pour les entreprises et les collectivités, tout en préservant une gestion rigoureuse de ses actifs.

Une stratégie d’investissement ancrée dans les territoires

À la tête de la Cdp, Dario Scannapieco, administrateur délégué, met en avant la stratégie de proximité de l’institution. « Notre capital est désormais mobilisé avec une intensité accrue en faveur des petites et moyennes entreprises, un axe central de notre action », souligne-t-il. La « capillarité » de l’intervention, selon ses termes, vise à renforcer la présence de la Cdp sur l’ensemble du territoire, en collaboration étroite avec les acteurs locaux et les institutions. Une approche qui s’appuie sur une analyse fine des besoins du pays, afin d’adapter les financements aux réalités économiques régionales.

Giovanni Gorno Tempini, président de la Cdp, insiste quant à lui sur la fonction systémique de l’institution. « 2025 a été une année record, durant laquelle la Cdp a su concilier son rôle de facilitateur public avec une gestion inspirée des principes du marché », explique-t-il. L’impact de ses interventions est d’autant plus remarquable qu’elle agit comme un investisseur patient, guidé par une vision de long terme. « Nous sommes un acteur attentif aux résultats, mais notre mandat public nous impose de résister aux fluctuations de court terme », précise-t-il, rappelant ainsi l’équilibre entre efficacité économique et mission d’intérêt général.

Un équilibre entre performance et mission publique

Parmi les initiatives phares de l’année figure le Plan Logement porté par le gouvernement Meloni, où la Cdp joue un rôle clé. Dario Scannapieco rappelle que le Fonds pour l’innovation et l’habitat social (Fia), doté de 2 milliards d’euros, a déjà généré des interventions totalisant plus de 4 milliards. Le Fonds national pour l’accessibilité sociale (Fnas), avec un engagement de 500 millions, a permis de mobiliser 1,2 milliard pour des résidences étudiantes et des logements dédiés aux seniors. Le Fonds national pour l’habitat (Fna) finalise actuellement un dispositif spécifique pour le Plan Logement, tandis que d’autres outils sont en préparation. Sur le front industriel, la Cdp adopte une posture de long terme, comme en témoigne son positionnement sur Nexi, dont elle considère les perspectives stratégiques comme essentielles pour l’avenir du pays. En revanche, aucun dossier n’est à l’ordre du jour concernant la participation dans les chemins de fer nationaux.

Sources :
  • Il Giornale

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