Le Centre national d'oncologie espagnol (CNIO) procède au départ de neuf salariés supplémentaires, portant à plus de vingt le nombre de licenciements depuis le début de l'année. Parmi eux figurent six informaticiens et trois autres collaborateurs, selon les informations transmises par le syndicat CSIF. Ces départs s'ajoutent à ceux déjà enregistrés en janvier et en mars, confirmant une tendance à l'accélération des suppressions de postes.
Un bilan en forte hausse des suppressions de postes
Le syndicat CSIF dénonce une 'paralysie totale' dans la gestion du centre, pointant du doigt l'absence de stratégie claire et une organisation en crise. 'Les décisions sont prises dans l'urgence sans vision à long terme', affirme un représentant du syndicat, qui évoque des dysfonctionnements répétés dans l'attribution des budgets et la planification des projets.
CSIF accuse une gestion défaillante et opaque
Les licenciements concernent principalement des profils techniques, essentiels au fonctionnement des infrastructures informatiques du CNIO. Un responsable technique, cité par CSIF, souligne que 'la maintenance des systèmes devient aléatoire', mettant en péril la continuité des recherches menées sur place. Les projets en cours, notamment ceux liés à l'intelligence artificielle appliquée à l'oncologie, pourraient être ralentis.
Le ministère de la Science espagnol, dont dépend le CNIO, n'a pas encore réagi publiquement à ces annonces. Interrogé par des médias locaux, un porte-parole a simplement indiqué que 'les restructurations s'inscrivent dans un cadre budgétaire contraint'. Cette réponse laisse planer des doutes sur l'avenir des financements alloués à la recherche publique en Espagne.
Les syndicats dénoncent par ailleurs un manque de transparence dans la communication autour de ces licenciements. Aucun document officiel n'a été rendu public pour expliquer les motifs précis des suppressions de postes. CSIF évoque des 'pressions politiques' et des 'choix contestables' dans la gestion des ressources humaines, sans pouvoir préciser l'origine de ces décisions.
La recherche médicale espagnole sous tension
Les départs s'inscrivent dans un contexte de restrictions budgétaires croissantes pour la recherche médicale en Espagne. Depuis 2022, le budget alloué au CNIO a été réduit de 15 %, selon les chiffres du syndicat. Cette baisse s'accompagne d'une augmentation des charges fixes, notamment liées à l'entretien des locaux et à la sécurisation des données, aggravant la situation financière de l'institution.
- La Razón
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