Les Cassandre de Wall Street et des médias dominants prédisent un effondrement imminent de l’économie américaine si la bulle de l’intelligence artificielle éclate. Selon eux, des millions de postes pourraient disparaître dans un raz-de-marée de faillites d’entreprises, tandis que la guerre en Iran alimenterait une inflation déjà élevée. Les prix à la pompe et dans les rayons des supermarchés pèsent déjà sur le pouvoir d’achat des ménages.

Pourtant, une analyse plus fine des données économiques révèle des signaux moins alarmistes. Jason Trennert, stratège chevronné chez Strategas Research Partners, estime que « sans la guerre, nous parlerions d’une accélération de la croissance ». Il souligne l’impact des baisses d’impôts pour les entreprises et l’absence de hausse des taxes pour les particuliers sous l’administration Trump.

Les Cassandre de Wall Street face aux données

Les chiffres du chômage confirment cette tendance : les demandes hebdomadaires d’allocations sont tombées sous la barre des 200 000, un niveau inédit depuis 1969, même sans ajustement démographique. Les bénéfices des entreprises restent solides, soutenant la hausse des marchés boursiers. Ces performances, souvent considérées comme un indicateur avancé, laissent présager une embellie durable.

Mais les détracteurs de cette analyse persistent. L’inflation s’établit à 3,5 %, et à 3,2 % hors énergie et alimentation, des niveaux encore élevés malgré un léger repli. Les politiques de dépenses massives de l’administration Biden et la gestion monétaire jugée inefficace par Jerome Powell, président de la Fed jusqu’à son départ prochain, ont alimenté cette poussée inflationniste.

Les barrières douanières imposées par l’administration Trump, bien que partiellement réduites, continuent de peser sur l’économie. Elles agissent comme une taxe déguisée pour les consommateurs et ont, dans un premier temps, alimenté l’inflation. Powell, dont le mandat à la tête de la Fed s’achève, reconnaît que malgré un chômage bas, le marché du travail ne semble pas aussi dynamique qu’il y paraît, avec une création d’emplois en ralentissement malgré la croissance du PIB.

L’introduction de l’IA dans les processus industriels pourrait, selon certains, déclencher un choc social. Pourtant, l’histoire des innovations technologiques montre que chaque révolution en crée de nouvelles, souvent mieux rémunérées. La voiture a remplacé les fabricants de fouets, mais a ouvert la voie à des milliers d’emplois sur les chaînes de montage.

Les réformes fiscales et réglementaires de l’administration Trump, qualifiées de « Big Beautiful Bill », ont joué un rôle clé dans le développement de l’IA. Les incitations fiscales massives pour les investissements des entreprises ont permis une croissance de plus de 10 % dans ce secteur, selon les dernières données du PIB. D’autres secteurs pourraient en profiter une fois le cycle économique reparti.

L’ombre persistante de l’inflation

La guerre en Iran, bien qu’elle pèse sur l’économie, n’est pas éternelle. Les prix élevés du carburant, comme les dividendes de la paix, finiront par s’estomper. Une fois que les investisseurs prendront conscience de la neutralisation des soutiens iraniens au terrorisme, une reprise économique s’amorcera, tant aux États-Unis qu’à l’international.

Sources :
  • New York Post

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