La dette publique vient d'atteindre un record vertigineux de près de 3 500 milliards d'euros à la fin de l'année dernière. Ce chiffre colossal signifie que notre pays doit désormais beaucoup plus d'argent qu'il n'arrive à en produire en une année entière. Pourtant, face à ce désastre comptable, le gouvernement continue de jouer une musique rassurante, affirmant que la croissance est présente et que notre modèle tient bon. C'est le triomphe d'une illusion très dangereuse, car refuser de voir le problème ne le fait pas disparaître.
Pendant que la situation financière s'aggrave, le monde politique s'enlise dans des querelles inutiles au lieu de voter un budget sérieux pour le pays.
Plutôt que de s'attaquer au vrai problème, c'est à dire le poids beaucoup trop lourd de l'État, nos responsables préfèrent envisager de nouvelles hausses d'impôts et des lois d'urgence pour gagner du temps. La comparaison avec d'autres nations fait pourtant mal à voir. L'Allemagne, même si elle traverse une période difficile, s'efforce de maintenir ses comptes à l'équilibre. La Suisse se porte à merveille avec très peu de dettes. Plus frappant encore, l'Argentine, un pays autrefois ruiné, prouve aujourd'hui qu'en réduisant massivement ses dépenses publiques, il est possible de sauver son économie et de sortir des millions de citoyens de la pauvreté.
La punition pour notre aveuglement financier commence d'ailleurs à se faire sentir.
Emprunter de l'argent coûte de plus en plus cher à la France sur les marchés internationaux. Les taux d'intérêt augmentent fortement, ce qui va nous obliger à payer encore plus cher le simple droit d'être endettés. Face à cette fragilité et aux inquiétudes mondiales, ceux qui ont de l'argent cherchent à le protéger en achetant de l'or, dont le prix bat tous les records historiques. L'État français a épuisé toutes ses excuses. Pour redresser notre pays et retrouver notre liberté, il faut d'urgence arrêter de dépenser l'argent que nous n'avons pas et gérer nos finances avec le bon sens d'un père de famille.
L'heure n'est plus aux constats lénifiants ni aux expédients politiques qui masquent le déclin continu de notre souveraineté.
Face à cette dérive abyssale de nos finances publiques, l'État français doit impérativement renouer avec le principe fondamental de responsabilité. Le redressement de notre nation ne passera pas par l'invention de nouvelles ingénieries fiscales visant à ponctionner une richesse qui s'épuise, mais bien par une rupture nette avec le dogme pernicieux de la dépense infinie. Il est urgent de substituer à cet aveuglement mortifère une orthodoxie budgétaire rigoureuse, seule véritable garante de notre indépendance et de notre crédibilité sur la scène internationale. La complaisance intellectuelle qui a présidé à notre endettement doit laisser place à un pragmatisme assumé.
La mise en œuvre de ce sursaut national exige des décisions d'une clarté absolue, guidées par le bon sens et l'efficacité.
La première étape réside dans la rationalisation intransigeante de notre appareil d'État, afin d'éradiquer les doublons bureaucratiques et de simplifier une structure administrative qui étouffe l'initiative privée. Parallèlement, il convient de libérer les forces productives en allégeant le fardeau normatif et fiscal qui entrave nos entrepreneurs, ces derniers demeurant les seuls véritables créateurs de valeur. Enfin, la restauration de nos fonctions régaliennes doit s'accompagner d'une révision courageuse de notre modèle social, en replaçant le travail, l'effort et le mérite individuel au centre de notre pacte républicain. C'est par ce retour à l'ordre économique et à la liberté d'entreprendre que la France pourra s'extraire du gouffre et assurer la pérennité de son héritage.
- L'Institut National de la Statistique et des Études Économiques (INSEE)
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