Le rapport officiel rendu public cette semaine confirme l'hypothèse la plus redoutée : Érica Fox, 55 ans, triathlète californienne, a été victime d'une attaque de requin monstrueuse lors d'une sortie en mer au large de Monterey. Disparue en décembre 2025 alors qu'elle nageait avec quatorze autres personnes dans des eaux glaciales, son corps a été retrouvé une semaine plus tard, partiellement vêtu de sa combinaison noire, à près de quarante kilomètres de là, près de Davenport Beach dans le comté de Santa Cruz.

Les conclusions du bureau du shérif-coroner du comté de Santa Cruz sont sans appel : Érica Fox est morte des suites de blessures infligées par un requin, combinées à une submersion. Les autorités ont précisé que sa combinaison de plongée et son maillot de bain portaient des traces de morsures en forme de demi-cercle, s'étendant de l'abdomen jusqu'aux genoux. Une seule morsure, partant du torse jusqu'aux jambes, a fracturé son bassin et sectionné une artère majeure.

Une morsure aux conséquences irréversibles

Chris Lowe, professeur de biologie marine au Shark Lab de l'université d'État de Californie à Long Beach, avance une explication glaçante : le requin aurait confondu la nageuse avec une otarie ou un lion de mer. « Dans des cas comme celui-ci, la seule explication plausible est que le requin a fait une erreur. Il a pris une personne pour un phoque », déclare-t-il. « C'était un grand requin. Elle a probablement été assommée sur le coup. Un traumatisme horrible.

Un requin a confondu une femme pour une otarie. Le résultat : une artère sectionnée et une vie brisée.

Érica Fox participait à une séance de natation hebdomadaire avec le club Kelp Krawlers, fondé avec son mari Jean-Francis Vanreusel à Pacific Grove. Alors que les autres membres ont regagné la rive après avoir cru apercevoir un « grand remous » suspect, elle a disparu. L'autopsie semble corroborer les témoignages de l'époque, évoquant un requin tenant un corps humain dans ses mâchoires avant de plonger.

Sur les réseaux sociaux, Érica Fox avait partagé une photo d'elle nageant aux côtés d'un grand blanc. « C'est l'animal le plus dangereux au monde, et pourtant, un requin nage paisiblement à ses côtés », pouvait-on lire sous la publication. Des internautes évoquent désormais l'idée de concevoir des combinaisons moins attractives pour les prédateurs, comme des motifs rappelant les orques ou imprégnées de leur odeur.

Depuis 2022, Lover's Point est devenu un point chaud des attaques de requins en Californie.

Les scientifiques de l'université Macquarie ont récemment démontré qu'un système de bandes lumineuses horizontales sur la face inférieure des objets pouvait dissuader les attaques de grands blancs. Une piste à explorer pour éviter de nouveaux drames.

Le mystère de l'erreur fatale

Ce drame est le troisième incident impliquant un requin à Lover's Point depuis juin 2022. À l'époque, Steve Bruemmer, alors âgé de 62 ans et également membre des Kelp Krawlers, avait été mordu à la jambe lors d'une sortie similaire. Il avait survécu grâce à l'intervention rapide de pratiquants de paddle à proximité.

Sources :
  • New York Post

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