Le délégué du gouvernement en Région de Murcie, Francisco Lucas, a confirmé que la victime figurait bien dans le système VioGén, mais qu’aucun dispositif de géolocalisation n’avait été activé. Le drame s’est joué dans l’enceinte du centre commercial Carrefour Infante de Murcia, où la femme de 44 ans a été retrouvée sans vie dans l’arrière-boutique d’un magasin. Un employé a découvert le corps et alerté les secours, qui n’ont pu que constater le décès.

Une condamnation lourde aux effets ignorés

L’homme, arrêté dans la nuit de mercredi à jeudi à Puerto Lumbreras, aurait avoué les faits à un collègue de travail et à plusieurs membres de sa famille. Il est désormais placé en garde à vue, inculpé d’homicide et de violation de peine. Les forces de l’ordre avaient lancé un mandat de recherche pour ces mêmes chefs d’accusation après la fuite de l’individu, qui tentait de quitter la région en bus vers Grenade.

Aucun bracelet électronique, aucun suivi : la condamnation n’a servi à rien.

La victime, mère d’une fillette de cinq ans, avait fait l’objet d’une condamnation le 15 avril 2026 pour des violences conjugales. La magistrate de la section de violence sur les femmes du tribunal de Murcia l’avait condamné à 16 mois d’interdiction de détention et de port d’armes, ainsi qu’à 40 jours de travaux d’intérêt général et au versement d’une amende de 310 euros. Une ordonnance d’éloignement de 500 mètres et d’interdiction de contact pendant 16 mois avait également été prononcée.

Les enquêteurs tentent désormais de déterminer si des manquements ont été commis dans le suivi de cette condamnation. Aucun bracelet électronique n’avait été posé, et c’est l’enquête en cours qui devra établir d’éventuelles défaillances. Le tribunal avait également confié la garde provisoire de l’enfant à la protection de l’enfance de Murcie, avant que la tutelle définitive ne soit attribuée à la grand-mère maternelle.

Le système VioGén n’a pas empêché le pire.

L’échec du système de protection

Le président de la Région de Murcie, Fernando López Miras, ainsi que le délégué du gouvernement, ont présidé un hommage aux victimes. Tous deux ont condamné avec fermeté ce féminicide et présenté leurs condoléances aux proches. À Cartagena, la maire Noelia Arroyo a également organisé une minute de silence en mémoire des victimes de violences machistes.

Sources :
  • El Mundo

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