Après les confidences de Cheryl Hines, épouse de Robert F. Kennedy Jr, sur la consommation quotidienne de choucroute par son mari, ce plat alsacien traditionnel connaît un regain d'intérêt inattendu aux États-Unis. Le ministre de la Santé sous Donald Trump y voit un aliment santé, au point de l'inscrire dans son slogan « Make America Healthy Again ». Une notoriété soudaine qui se traduit par une hausse des demandes venues d'outre-Atlantique, selon plusieurs producteurs locaux.
À Krautergersheim, dans le Bas-Rhin, Hugo Meyer, cogérant de la choucrouterie Meyer-Wagner, confirme avoir été contacté par des grossistes, croisiéristes et hôteliers américains. « Je me suis demandé pourquoi subitement les Américains voulaient importer de la choucroute », confie-t-il au Parisien. L'origine de cet intérêt remonterait à un podcast de l'influenceuse Katie Miller, où Cheryl Hines avait évoqué la consommation matinale de choucroute par son époux, accompagnée d'un steak.
Une exportation aux contraintes logistiques lourdes
Robert F. Kennedy Jr défend régulièrement une alimentation naturelle et met en avant les aliments riches en probiotiques, dont la choucroute fait partie. Cette tendance s'inscrit dans un marché américain des produits fermentés estimé à 63 milliards de dollars par le cabinet S&S Insider. Un engouement qui dépasse désormais le simple cadre culinaire pour toucher des sphères politiques et médiatiques.
Sous-titre H2 : Une exportation aux contraintes logistiques.
Exporter de la choucroute vers les États-Unis reste cependant un défi logistique majeur. Hugo Meyer souligne que ce produit frais nécessite des conditions de transport spécifiques, avec des conteneurs réfrigérés par bateau ou avion. Les coûts s'envolent, pouvant atteindre jusqu'à quatre fois le prix habituel. Pour son entreprise, les ventes américaines ne représentent encore que 2 % du chiffre d'affaires global, un volume marginal mais en progression.
Du côté de l'Association française des choucroutiers, son président Claude Thébault tempère l'ampleur du phénomène. « Il n'y a pas un effet Kennedy Jr sur nos ventes », précise-t-il, tout en reconnaissant l'impact médiatique positif de cette exposition. « C'est un coup de pub génial pour la choucroute alsacienne », ajoute-t-il. Une visibilité qui rappelle celle obtenue trois ans plus tôt grâce à l'actrice Margot Robbie, qui avait évoqué sa consommation de choucroute pour un rôle dans Barbie.
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Un précédent médiatique aux effets limités mais durables
La filière choucrotière alsacienne a déjà connu des pics de notoriété similaires, sans pour autant bouleverser son modèle économique. Les appels américains restent ponctuels et ne transforment pas les habitudes d'achat des consommateurs outre-Atlantique. Pourtant, chaque épisode médiatique contribue à ancrer l'image de ce produit dans l'imaginaire collectif, tant en France qu'à l'étranger.
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