Pour cette 70e édition de l'Eurovision, les amateurs de chanson française ont suivi Monroe, représentante tricolore chantant en français. Les amateurs de violon et d'envolées lyriques se sont ralliés derrière Liekinheitin, le titre finlandais porté par Linda Lampenius et Pete Parkkonen. Quant aux amateurs de rap et de trottinette, ils ont soutenu Akylas, le concurrent grec susceptible de créer la surprise. C'est finalement la Bulgare Dara qui a remporté le concours après une remontée spectaculaire, alors qu'elle figurait loin des favoris selon les bookmakers quelques heures plus tôt.
Un palmarès historique pour la Bulgarie
La Française Monroe a séduit le jury par sa prestation, mais n'a pas convaincu le public, terminant 11e au classement général. Depuis que la France prend part au concours avec sérieux, le pays accumule les places d'honneur : Barbara Pravi sur le podium en 2021, Slimane 4e en 2024, Amir 6e en 2016 ou Louane 7e en 2025. Cette année, Monroe, 17 ans et révélée par l'émission Prodiges, était placée dans le top 5 par les bookmakers, mais à distance des favoris finlandais, grecs et danois.
La participation israélienne a marqué les esprits. Après deux chansons en 2024 évoquant explicitement l'attaque du Hamas du 7 octobre, Israël a choisi cette fois une ballade romantique, Michelle, interprétée par le Franco-Israélien Noam Bettan. Malgré des huées et des slogans hostiles comme « Stop genocide » scandés lors de la première demi-finale, Bettan reste favori pour remporter le télévote, bien que son score auprès des jurys soit plus faible.
Pour limiter les polémiques des années précédentes, l'Union européenne de radio-télévision (UER) a modifié le règlement. Le vote des jurys, aussi influent que celui du public, a été réintroduit dès les demi-finales pour garantir une meilleure cohérence. Le nombre de voix attribuées par le public a été divisé par deux, passant de vingt à dix votes par spectateur, afin d'éviter les manipulations. Ces changements interviennent après des soupçons de lobbying intensif en faveur de la candidate israélienne en 2025. Cinq pays, dont l'Espagne et l'Irlande, ont décidé de boycotter le concours en raison de ces tensions.
Monroe, l'ovation des jurys et le rejet du public
La victoire de Dara marque un tournant pour la Bulgarie, absente des podiums depuis des décennies. Noam Bettan, malgré les contestations, confirme la capacité d'Israël à marquer les esprits sur la scène européenne. Quant à Monroe, son échec relatif interroge sur l'avenir de la représentation française, traditionnellement portée par des artistes confirmés plutôt que par des révélations télévisuelles.
- France Info
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