La pollution automobile ne se limite pas aux rejets du moteur. Les plaquettes de frein, en s’usant, libèrent des particules tout aussi nocives, invisibles à l’œil nu. Une source de contamination souvent sous-estimée, alors que les normes environnementales se concentrent principalement sur les émissions de CO2.
Particules de frein : un fléau silencieux qui s’ajoute aux rejets des pots d’échappement. Les disques et plaquettes, sollicités à chaque ralentissement, libèrent des poussières fines lors de leur friction. Ces résidus se déposent sur les jantes, mais leur impact sur la qualité de l’air reste largement ignoré.
Un système intégré pour capturer les particules
L’entreprise Schaeffler, spécialiste des composants automobiles, a mis au point un système intégré pour y remédier. Le principe ? Regrouper frein, actionneur et circuit de refroidissement dans un ensemble fermé. Objectif : piéger les particules émises tout en réduisant le bruit et les besoins d’entretien.
Ce dispositif améliore aussi la résistance à la corrosion grâce à une meilleure protection contre l’humidité. Schaeffler promet des coefficients de friction stables et des performances de freinage comparables à celles des systèmes traditionnels. Un défi technique relevé, même si la dissipation de la chaleur lors des freinages intenses reste à optimiser.
Les premiers tests ont été menés sur une Audi R8 LMS GT2, une voiture de course réputée pour l’usure intense de ses freins. Les données recueillies permettront d’adapter ce système aux véhicules de série, en priorité aux modèles électriques dont les freins sont moins sollicités.
Cette innovation pourrait jouer un rôle clé dans l’application de la future norme Euro 7, qui envisage de réguler les émissions de particules liées au freinage. Une avancée technologique qui s’inscrit dans la course aux véhicules toujours plus propres.
Euro 7 : une norme qui pourrait tout changer
Le système développé par Schaeffler marque une étape importante dans la lutte contre la pollution automobile. En ciblant une source méconnue de contamination, il ouvre la voie à des véhicules moins polluants, même au-delà des seules émissions de CO2.
- 01net
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