Microsoft a annoncé l’activation par défaut de la protection de l’intégrité de la mémoire sur Windows 11 à partir du 13 octobre 2026. Cette fonction, déjà présente sous Windows 10 mais optionnelle, vise à renforcer la sécurité en empêchant l’exécution de codes malveillants dans le noyau du système d’exploitation.
Concrètement, cette protection s’appuie sur la virtualisation matérielle du processeur pour créer un environnement isolé, totalement séparé du reste du système. Elle agit comme un sas de contrôle pour vérifier que les logiciels agissant sur les bas niveaux du PC, comme les pilotes matériels, ne présentent aucun danger avant leur exécution.
Un bouclier contre les attaques ciblant le noyau
L’objectif affiché est clair : bloquer les tentatives d’infiltration via des pilotes vérolés ou des failles exploitées par des pirates. Microsoft justifie ce choix par la multiplication des attaques exploitant l’IA pour découvrir des vulnérabilités en temps record.
Cependant, cette mesure de sécurité n’est pas sans conséquence. Microsoft reconnaît qu’elle pourrait impacter les performances de certaines configurations, notamment celles équipées de matériel moins récent ou peu puissant. Pour limiter les risques, l’entreprise a mis en place des critères stricts d’éligibilité.
Seuls les PC équipés d’un processeur Intel de 8e génération ou plus récent, d’une puce AMD ZEN 2 ou plus récente, ou d’un processeur Qualcomm Snapdragon 8180 ou plus récent pourront bénéficier de cette protection par défaut. Ils devront également embarquer au moins 8 Go de RAM et un SSD d’au moins 64 Go.
Deux autres conditions sont requises : la virtualisation doit être activée dans le BIOS/UEFI, et les pilotes installés sur la machine doivent être compatibles avec l’intégrité de la mémoire. Avant tout déploiement, Windows effectuera une analyse automatique de compatibilité pour s’assurer que la stabilité et les performances ne seront pas compromises.
Cette protection, bien que déjà présente sous Windows 10, n’avait jamais été activée par défaut. Microsoft estime que le contexte actuel, marqué par une augmentation des cybermenaces sophistiquées, rend cette mesure indispensable. Les utilisateurs concernés seront informés avant l’application de la mise à jour, prévue pour le Patch Tuesday d’octobre 2026.
Matériel compatible : la liste des critères imposés
Pour les machines non éligibles, la protection restera désactivée par défaut. Les utilisateurs pourront toujours l’activer manuellement, mais avec le risque potentiel de voir leurs performances chuter ou leur système devenir instable.
- 01net
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