Le bilan s'alourdit à bord d'un paquebot de croisière naviguant dans les eaux de l'Atlantique. Trois passagers sont décédés en l'espace de quelques jours, victimes d'une maladie dont les symptômes restent flous. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a immédiatement réagi en évoquant un possible foyer de hantavirus, un virus rare mais potentiellement mortel transmis par les rongeurs.
Une alerte sanitaire en pleine mer
Les autorités sanitaires locales ont confirmé l'hypothèse d'une contamination à bord, sans préciser si d'autres passagers ou membres d'équipage avaient été touchés. Les trois victimes présentaient des signes de fièvre élevée, de douleurs musculaires et d'insuffisance respiratoire avant de décéder. Les causes exactes de leur mort ne sont pas encore officiellement établies, mais les prélèvements réalisés à bord laissent suspecter une infection virale.
La compagnie maritime, contactée par les autorités, a indiqué avoir renforcé les mesures d'hygiène à bord et mis en quarantaine les zones fréquentées par les passagers décédés. Un navire de secours a été dépêché sur place pour rapatrier les personnes à risque, tandis que les autorités sanitaires examinent la possibilité de désinfecter l'intégralité du bateau. Les familles des victimes ont été informées et placées sous surveillance médicale.
Le hantavirus, un risque méconnu
L'OMS a souligné l'urgence d'une enquête approfondie pour déterminer l'origine exacte de l'épidémie. Les experts craignent une propagation silencieuse, le hantavirus pouvant se transmettre par voie aérienne lorsque les excréments de rongeurs sont remués. Les navires de croisière, où les espaces confinés favorisent les transmissions, représentent un risque particulier en cas de foyer infectieux.
Les autorités locales ont ordonné la fermeture temporaire des escales prévues dans les prochains ports, le temps de mener une investigation complète. Les passagers encore à bord ont été invités à limiter leurs déplacements et à porter des masques en cas de symptômes. Les autorités sanitaires ont également demandé aux compagnies maritimes de renforcer les contrôles anti-rongeurs sur leurs navires.
La situation rappelle les craintes liées aux épidémies en milieu confiné, comme ce fut le cas lors de précédentes alertes sanitaires à bord de paquebots. Les compagnies maritimes, déjà fragilisées par les crises sanitaires récentes, pourraient faire face à une nouvelle crise de confiance si le foyer de hantavirus était confirmé.
Mesures d'urgence à bord
Les prochaines 48 heures seront déterminantes pour établir si le navire doit être mis en quarantaine prolongée ou si les passagers pourront être rapatriés sans risque. L'OMS a appelé à une coopération internationale pour éviter une propagation transfrontalière du virus.
- 20 Minutes
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