Un virus rare, capable de se transmettre d'humain à humain et dont le taux de mortalité atteint 40 %, serait à l'origine de l'épidémie qui frappe le paquebot MV Hondius. Trois passagers ont déjà succombé et sept autres ont été contaminés, selon les autorités sanitaires.
Cette souche exceptionnelle, le virus Andes, est normalement transmise par les excréments ou la salive de rongeurs. Pourtant, les experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ne peuvent écarter une transmission directe entre passagers. « Nous pensons qu'il pourrait y avoir une transmission interhumaine parmi les contacts étroits », a déclaré Maria Van Kerkhove, directrice de la préparation aux épidémies et aux pandémies à l'OMS, lors d'une conférence de presse mardi.
L'hypothèse d'une transmission interhumaine
Le virus Andes, présent uniquement dans les montagnes d'Argentine et du Chili, a été détecté sur un navire ayant quitté l'Argentine le 20 mars. Or, son point de départ ne se situait pas dans une zone habituellement touchée par cette souche. Le MV Hondius, long de 108 mètres et comptant 80 cabines, transporte environ 150 personnes.
L'alerte a été renforcée après l'absence totale de rongeurs à bord du navire, toujours ancré au large du Cap-Vert mardi. Des équipes médicales équipées de combinaisons de protection intégrale ont embarqué pour examiner deux membres d'équipage — un Britannique et un Néerlandais — et tester les autres passagers et marins présentant des symptômes.
L'OMS avance l'hypothèse que le premier passager malade aurait contracté le virus avant d'embarquer. « Notre hypothèse de travail est qu'il pourrait y avoir plusieurs modes de transmission », a précisé Maria Van Kerkhove. Le paquebot a fait escale dans plusieurs îles où les passagers ont pu entrer en contact avec des rongeurs, vecteurs du virus par leurs déjections, leur salive ou leur urine.
L'Espagne a autorisé le navire à accoster aux îles Canaries, mais le ministère espagnol de la Santé a nuancé cette possibilité. « Selon les données épidémiologiques recueillies à bord alors que le bateau passe au large du Cap-Vert, la prochaine escale la plus appropriée sera décidée », a indiqué le ministère dans un communiqué. « En attendant, aucune décision ne sera prise, comme nous l'avons expliqué à l'OMS.
Sous-titre H2 optionnel : L'hypothèse d'une transmission.
Une souche virale aux conséquences dramatiques
Les symptômes du virus Andes, qui peut entraîner une insuffisance rénale ou pulmonaire, apparaissent généralement entre une et huit semaines après l'exposition. Les autorités sanitaires recommandent une surveillance accrue des passagers et de l'équipage, alors que le navire reste à l'ancre au large des côtes africaines.
- New York Post
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