Un incendie s'est déclaré ce mercredi 26 août 2026 vers 6h45 dans le service de maternité de l'hôpital Pakistan Institute of Medical Sciences (PIMS) à Islamabad, au Pakistan. La défaillance d'un climatiseur serait à l'origine des flammes qui ont ravagé le service de néonatologie.

Au moins 15 nouveau-nés se trouvaient dans le service au moment de l'incendie. Quatorze d'entre eux n'ont pas survécu, tandis qu'un seul bébé a pu être secouru. Dix-neuf personnes ont également été évacuées, dont dix femmes, sept enfants et deux hommes, selon les secours.

Un bilan humain insoutenable

Les pompiers sont intervenus rapidement pour maîtriser les flammes et évacuer les patients. Les blessés ont été transportés en unité de soins intensifs. L'incendie a été maîtrisé, mais les dégâts matériels restent importants.

« Une situation avec des enfants est irréparable. » Shehbaz Sharif, Premier ministre du Pakistan.

Le Premier ministre Shehbaz Sharif a exprimé sa « profonde tristesse et ses regrets sincères » face à ce drame. Dans un communiqué, il a ordonné une enquête immédiate et présenté ses condoléances aux familles des victimes.

Ce drame survient dans un contexte où le Pakistan souffre de graves lacunes en matière de sécurité incendie. Les normes de sécurité sont souvent négligées, et les contrôles réglementaires font défaut.

Le bilan humain s'alourdit : trois mois avant cet incendie, 43 personnes avaient été blessées dans un incendie dans un entrepôt des douanes à Baloutchistan. En janvier 2026, 72 personnes avaient péri dans un incendie dans un centre commercial de Karachi.

Le Pakistan, où les normes de sécurité sont régulièrement ignorées, paie le prix fort.

En novembre 2025, une explosion dans une usine de colle à Faisalabad avait causé la mort de 18 ouvriers et blessé 21 autres. Le directeur de l'usine avait été arrêté, tandis que le propriétaire avait pris la fuite.

L'incendie s'inscrit dans une série de catastrophes

Les autorités pakistanaises tentent de renforcer les mesures de sécurité, mais les accidents restent fréquents dans un pays où les normes de prévention des risques sont souvent bafouées.

Sources :
  • Daily Mail

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