Le parquet de Lyon a ordonné la remise en liberté sans contrôle de deux hommes, âgés de 28 et 34 ans, mis en examen pour viol en réunion sur une mineure de 12 ans. Les faits remontent à septembre 2023 dans une commune de la métropole lyonnaise. Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, les deux suspects auraient agressé la jeune fille à plusieurs reprises dans des circonstances particulièrement violentes. Leur mise en détention provisoire, initialement prononcée, a été levée par le juge des libertés et de la détention (JLD) sans explication publique.
La décision a provoqué une vive réaction de la part des proches de la victime, qui dénoncent une faille dans le système judiciaire. « C’est incompréhensible, comment peut-on libérer des hommes accusés de tels actes sans aucune garantie qu’ils ne récidiveront pas ? » s’indigne un membre de la famille, contacté par nos soins. Les avocats des deux accusés n’ont pas souhaité réagir dans l’immédiat, se contentant d’indiquer que leur clientèle « coopérait pleinement avec la justice ».
Une décision qui choque les proches de la victime
Les associations locales de protection de l’enfance ont également réagi avec consternation. « Une telle décision envoie un signal désastreux aux victimes et à leur entourage, alors que la parole des mineurs doit être protégée en priorité » a déclaré la responsable d’une structure d’accueil pour enfants en danger. Les statistiques du ministère de la Justice montrent pourtant que seulement 10 % des plaintes pour viol sur mineur aboutissent à une condamnation définitive, un chiffre qui interroge sur l’efficacité des procédures actuelles.
Les deux hommes, déjà connus des services de police pour des faits de violence et de trafic de stupéfiants, étaient sous contrôle judiciaire depuis leur mise en examen. Leur libération intervient malgré les recommandations du procureur, qui avait demandé leur maintien en détention au vu de la gravité des faits et du risque de pression sur la victime. Une source judiciaire évoque une possible « erreur d’appréciation » du JLD, sans plus de précisions.
Le parquet envisage un recours
La famille de la victime a saisi le procureur général pour contester cette décision et demande désormais une révision urgente du dossier. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour recueillir des preuves supplémentaires, notamment des témoignages et des analyses techniques. L’affaire pourrait rebondir dans les prochains jours si le parquet décide de faire appel de la décision du JLD.
- Le JDD
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