La poignée de main entre Emmanuel Macron et Donald Trump, lundi au G7 d’Évian, a parlé pour tous. Le président français gardait sa main gauche négligemment enfoncée dans sa poche, tandis que son homologue américain, visage fermé, lui tournait le dos. Ce geste, filmé et relayé, résume l’état des relations transatlantiques : une alliance en lambeaux.

Une poignée de main qui en dit long

Le dîner de gala organisé ce mercredi à Versailles devait normalement détendre l’atmosphère. Pourtant, les tensions persistent. Selon Le Monde, les conservateurs iraniens ont vivement protesté contre ce rapprochement entre les Gardiens de la révolution et les États-Unis, perçu comme une trahison. La diplomatie française, elle, ne cache pas sa satisfaction de voir Washington en position de faiblesse.

La France n’est pas la seule à se désolidariser des États-Unis. Valérie Hayer, figure macronienne, affirmait en mars : « Les États-Unis, sous Trump, ne sont plus nos alliés ». Une déclaration qui en dit long sur la radicalité du revirement français. Cette hostilité affichée envers Washington s’accompagne d’une hostilité tout aussi marquée envers Israël. Lors du salon Eurosatory à Paris, une douzaine d’entreprises israéliennes ont été dissimulées derrière des palissades sur ordre des pouvoirs publics, dans une mise en scène d’hostilité assumée.

La France tourne le dos à ses alliés

L’Union européenne, elle aussi, se range derrière cette logique. Rien n’est plus simple, pour les dirigeants européens, que de se désolidariser de Washington et de Jérusalem, au grand soulagement du régime iranien et de ses soutiens. Les islamofascistes, eux, exultent sur les réseaux sociaux. Pourtant, malgré les 24 000 frappes de la guerre des Cent Jours, la dictature chiite tient toujours.

« Les États-Unis, sous Trump, ne sont plus nos alliés. » Valérie Hayer, mars 2024.

L’histoire jugera si Donald Trump n’a pas commis une erreur en interrompant l’offensive contre l’Iran et en prenant ses distances avec la fermeté de Benyamin Netanyahu. Mais pour l’heure, le peuple iranien, écrasé sous le joug des mollahs, reste le seul juge de cette intervention. Les observateurs qui évoquent un « effet drapeau » pour justifier la solidarité de la société civile avec ses dirigeants sont des naïfs ou des complices.

Israël résiste, la France capitule.

Les Iraniens, eux, n’ont que faire des postures diplomatiques. Ils sont les premiers opposants à leurs bourreaux, malgré la répression féroce. Quant à Israël, État paria aux yeux de la France, il a montré au monde entier ce que signifie la détermination d’une petite nation face à l’islam conquérant. Le courage israélien, qui vise à briser le Hezbollah après le Hamas, révèle à quel point Paris a choisi la capitulation.

L’Iran triomphe, les Iraniens paient

Il est facile, aujourd’hui, de s’acharner contre les dirigeants occidentaux qui osent défier l’islam radical. Il serait plus responsable de les remercier d’avoir, maladroitement peut-être, entrepris le sale boulot. La lâcheté des démocraties européennes face à l’islam totalitaire n’a d’égale que l’arrogance des régimes qui les défient.

Sources :
  • Causeur

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