Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi qu’il était sur le point de prendre une décision concernant une escalade massive des attaques contre l’Iran. « Je réfléchis à une frappe massive. Plus massive que jamais », a-t-il déclaré à Axios. « Je suis proche de trancher. Tout est prêt.
Selon le locataire de la Maison-Blanche, Téhéran souhaite négocier, mais n’a pas encore subi assez de pression pour s’engager sérieusement dans des pourparlers. Il n’a pas précisé quand il rendrait sa décision finale.
Une frappe « prête à frapper »
Le Pentagone a déployé un bombardier B-1 dans la région pour la première fois depuis l’effondrement du cessez-le-feu, tout en envoyant 150 médecins supplémentaires à l’hôpital militaire allemand traitant les blessés américains du Moyen-Orient. Le président a confirmé qu’Israël participerait aux frappes si Washington le lui demandait, tout en affirmant que son aide n’était pas nécessaire.
Les relations avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu restent « très bonnes », a-t-il ajouté, précisant qu’il le recevrait à Washington la semaine prochaine pour les obsèques du sénateur Lindsey Graham.
Le prix du baril a dépassé les 100 dollars pour la première fois depuis le 26 mai, après que les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, ont revendiqué deux attaques contre des pétroliers saoudiens en mer Rouge. Ces actes pourraient couper une route d’exportation alternative pour l’Arabie saoudite, mettant en péril l’approvisionnement énergétique mondial, selon les analystes.
L’Europe serait la première touchée si les Houthis parvenaient à bloquer le trafic en mer Rouge, en raison de sa dépendance aux exportations saoudiennes transitant par cette voie. Les approvisionnements européens sont déjà fragilisés par les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes.
Donald Trump subit une pression croissante aux États-Unis pour mettre un terme à la guerre, alors que les républicains craignent un revers électoral en novembre lors des élections de mi-mandat. La hausse des prix de l’essence, alimentée par les tensions, risque d’aggraver l’inflation.
L’Europe en première ligne face au blocus énergétique
Le secrétaire à la Guerre Pete Hegseth a été interrogé mardi lors d’une audition au Sénat, où un sénateur républicain l’a critiqué pour ses réponses jugées évasives. Il a confirmé que le coût de la guerre avait déjà dépassé 37,5 milliards de dollars, tandis que la Maison-Blanche demande au Congrès des fonds d’urgence supplémentaires.
- Daily Mail
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