Boaz Bismuth, député du Likud, a ouvertement attaqué mardi la Commission centrale électorale israélienne lors d’une réunion de la sous-commission de la Knesset dédiée au renseignement et aux services secrets. Assis aux côtés du président de la commission, Noam Sohlberg, Bismuth a dénoncé une série déroutante de nominations au sein de l’institution, évoquant des partis pris politiques et des liens avec l’opposition.

Les nominations contestées par Bismuth concernent des postes clés au sein de la Commission centrale électorale, une structure chargée de garantir la transparence des scrutins. Selon lui, ces choix ont irrité les partisans de la droite israélienne, qui y voient une manœuvre pour influencer les prochaines élections.

La droite israélienne en alerte

Noam Sohlberg, président de la commission et vice-président de la Cour suprême, a réagi avec fermeté. « Les nominations ont été parfaitement professionnelles », a-t-il affirmé, ajoutant que des vérifications étaient en cours pour écarter toute suspicion. « Toutes les personnes nommées ont fait leurs preuves et sont irréprochables », a-t-il martelé.

« Les nominations ont été parfaitement professionnelles. » — Noam Sohlberg, président de la Commission électorale

Bismuth n’a pas cédé. « Je suis surpris que vous soyez surpris », a-t-il rétorqué, promettant de présenter des éléments étayés et documentés lors de la suite de la réunion. Le quotidien Haaretz, proche de la gauche, a cependant suggéré que le document évoqué par Bismuth était en réalité une liste de questions rédigée par lui-même.

Lors de cette même réunion, Bismuth a élargi le débat aux menaces pesant sur l’intégrité électorale en Israël. Il a évoqué des risques de manipulation externe — bots iraniens, financements étrangers — mais aussi internes, via des bureaucrates cherchant à saper la volonté des électeurs.

« Tout est étayé et documenté. » — Boaz Bismuth, député du Likud

Le député a également mis en garde contre des tentatives de déstabilisation ciblant des responsables israéliens, notamment le Premier ministre Benjamin Netanyahu et les ministres du gouvernement. « Les signes avant-coureurs sont évidents », a-t-il déclaré, pointant du doigt l’Iran et la Russie comme acteurs potentiels.

Une commission sous surveillance

Derrière ces accusations se profile le projet de réforme judiciaire du gouvernement israélien, qui vise à limiter les pouvoirs de la Cour suprême. Ce plan, soutenu par la droite, est perçu par ses détracteurs comme une menace pour l’équilibre démocratique du pays.

Sources :
  • Times of Israel

Votre soutien est plus essentiel que jamais.

Cet article vous est offert gratuitement par NATIONO. Notre rédaction garantit son indépendance en refusant toute influence. Votre contribution, même modeste, est le moteur de notre liberté.

Soutenir NATIONO