Le dimanche 13 avril 2026, Óscar Freire, figure emblématique du cyclisme espagnol et triple champion du monde, a été placé en garde à vue à la suite d’une plainte déposée par son épouse. Cette dernière, avec qui il partage trois enfants – dont deux encore mineurs –, avait quitté le domicile conjugal en novembre 2025 et était engagée dans une procédure de divorce. Selon les éléments recueillis par la Guardia Civil, Freire aurait exercé un contrôle permanent sur sa conjointe, allant jusqu’à installer des microphones dans leur véhicule et des traceurs GPS sur son téléphone, tout en surveillant ses moindres faits et gestes.
L’épouse de Freire, dont les déclarations ont été consignées dans un procès-verbal, évoque une relation marquée par la violence depuis 2023, soit vingt ans après leur mariage. Elle décrit un climat de domination et de soumission forcée, où les remarques sur son apparence et ses capacités financières auraient été récurrentes. Plusieurs épisodes violents ont été rapportés, dont l’un en septembre 2025 où Freire aurait violemment saisi son téléphone avant de le briser au sol, lors d’une dispute où elle tentait de contacter le frère de l’ancien cycliste. La tension entre les deux parties a également donné lieu à des scènes de destruction de biens, comme un tableau représentant son visage, déchiré devant les enfants du couple.
Une relation sous emprise et surveillance constante
Les allégations incluent des menaces proférées à l’encontre de son épouse, notamment la promesse de lui « rendre la vie impossible » et de la priver de ressources financières. Freire aurait également entretenu une relation parallèle avec d’autres femmes, sans chercher à la dissimuler, et aurait contraint son épouse à des relations sexuelles répétées « sans son consentement », selon ses déclarations. Un épisode particulièrement troublant s’est produit ce dimanche même, lors d’une messe à Puente San Miguel, où Freire aurait saisi violemment le bras de son épouse pour l’empêcher de quitter l’église, sous les yeux de témoins.
Violences et harcèlement : l’accumulation des preuves
La procédure judiciaire s’est accélérée dès le lendemain avec l’organisation d’un jugement rapide devant le tribunal civil et d’instruction de Torrelavega. L’épouse, assistée par son avocate María Mendieta, a pu déposer plainte officiellement. Les faits remontent à plusieurs mois, mais c’est l’accumulation des violences et du harcèlement qui a conduit à cette arrestation. Freire, placé en détention provisoire, a choisi de ne pas faire de déclaration lors de son audition.
- El Mundo
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