Barry Hankerson, oncle d’Aaliyah, affirme que son fils Jomo est responsable du crash aérien qui a coûté la vie à la chanteuse il y a 25 ans. Dans une plainte déposée pour droits musicaux, il soutient que Jomo, chargé d’organiser son voyage entre les Bahamas et la Floride, a « failli à sa mission ».

Selon le document obtenu par TMZ, Barry Hankerson précise que l’artiste et son équipe ont finalement pris un jet privé qui s’est écrasé moins d’une minute après le décollage. Il estime que l’accident « aurait pu être évité » si Jomo avait accompli correctement sa tâche rémunérée de coordination des déplacements.

Une accusation lourde de conséquences

Barry Hankerson évoque également un changement radical dans sa relation avec son fils après la mort d’Aaliyah, survenue à l’âge de 22 ans. Ces allégations explosives surviennent dans le cadre d’un conflit judiciaire opposant les deux hommes.

Un père contre son fils : la justice saisie par les ombres d’un passé douloureux.

Un procès amer a été engagé par Jomo contre son père. Ce dernier l’accuse d’avoir rompu un accord concernant les droits d’enregistrement et de publication d’Aaliyah, DMX, Timbaland et Toni Braxton. Jomo réclame 12 % des fonds perçus par Barry, invoquant un prétendu règlement à l’amiable.

Jomo accuse en outre son père d’avoir dissimulé des fonds via le label musical. Il dénonce la création de « dépenses sans lien avec les actifs musicaux », destinées selon lui à le contraindre à accepter une somme inférieure à ce qu’il estime lui revenir. Barry Hankerson rejette ces allégations et qualifie le règlement cité par son fils de « frauduleux ». Il va jusqu’à accuser Jomo d’avoir menacé de diffuser des enregistrements inédits d’Aaliyah si ses demandes financières n’étaient pas satisfaites.

Aaliyah a péri dans le crash d’un Cessna 402B le 25 août 2001, en compagnie de sept membres de son équipe : Keith Wallace (49 ans), Scott Gallin (41 ans), Anthony Dudd (34 ans), Christopher Maldonado (32 ans), Eric Forman (29 ans), Gina Smith (30 ans) et Douglas Kratz (28 ans). Le pilote, Luis Antonio Morales (30 ans), n’était pas autorisé à piloter l’appareil et se trouvait sous l’emprise de cocaïne et d’alcool. Le poids de l’avion dépassait de 700 livres sa capacité maximale, avec une répartition inégale des charges.

L’héritage d’Aaliyah empoisonné par des querelles d’argent et de pouvoir.

Vingt-cinq ans après sa disparition, Damon « Dame » Dash, ancien compagnon d’Aaliyah, a évoqué le pressentiment de la chanteuse avant le vol. « Elle m’a envoyé un message disant : Je n’aime pas cet avion. Je lui ai répondu : Ne monte pas. » Pourtant, elle a finalement pris l’appareil, contrainte par les exigences du tournage de la vidéo Rock the Boat, sortie quelques mois après sa mort en octobre 2001.

Les failles du vol mortel

Les tensions familiales autour des droits musicaux d’Aaliyah révèlent une nouvelle fois les blessures ouvertes par sa disparition brutale. Entre accusations de négligence, conflits financiers et héritage artistique, l’affaire dépasse largement le cadre judiciaire pour toucher à l’intimité d’une icône disparue trop tôt.

Sources :
  • New York Post

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