Mohamed S., 34 ans, surnommé Le Chat par les enquêteurs, a été interpellé à Paris avec deux complices présumés. Ce dernier était déjà connu des services de police pour une trentaine de condamnations antérieures. Les autorités évoquent un réseau organisé spécialisé dans le vol par escalade, une technique consistant à s'introduire dans les immeubles via les gouttières et les balcons.
L'été dernier, il a ciblé un magasin de luxe parisien en désactivant l'alarme à l'aide d'un brouilleur d'ondes. Il s'est introduit par une fenêtre et a emporté une centaine de sacs de luxe pour un butin estimé à un million d'euros. Les enquêteurs précisent que la méthode était rodée : désactivation des systèmes de sécurité avant de neutraliser les éventuels occupants.
Un réseau organisé et méthodique
Un autre fait d'armes concerne un immeuble parisien où il aurait agressé un député chinois en début d'année. Après être passé par un balcon, il aurait dérobé une dizaine de montres de luxe et des bijoux pour un montant de 8 millions d'euros. Les victimes, toutes des personnalités de haut niveau, n'avaient pas remarqué immédiatement les intrusions, tant les techniques utilisées étaient discrètes.
Les enquêteurs estiment que ce réseau pourrait être responsable de cambriolages chez des célébrités comme le footballeur brésilien Thiago Silva ou le rappeur Booba. Face aux accusations, les malfaiteurs ont nié toute implication dans ces affaires. Ils ont été mis en examen et placés en détention provisoire en attendant leur procès.
Réda Belhaj, porte-parole du syndicat de police UN1TE en Île-de-France, a décrit une organisation « très organisée » composée d'individus « très chevronnés ». Selon lui, leur mode opératoire repose sur une planification minutieuse et une exécution millimétrée. Les enquêteurs soulignent que ces cambrioleurs ciblent systématiquement des résidences ou commerces dotés de systèmes de sécurité performants, qu'ils parviennent à neutraliser.
Le surnom Le Chat reflète à la fois leur agilité et leur capacité à disparaître sans laisser de traces. Les autorités rappellent que Mohamed S. était déjà sous surveillance depuis plusieurs mois, ses déplacements et ses contacts ayant été suivis de près. Son arrestation marque la fin d'une traque qui aura duré près d'un an.
Les enquêteurs continuent d'auditionner les complices présumés pour démanteler l'ensemble du réseau. Ils n'excluent pas que d'autres cambriolages puissent être attribués à cette équipe, dont l'activité criminelle s'étendrait sur plusieurs années.
Des victimes de haut niveau
Les victimes, pour la plupart des personnalités fortunées, expriment leur colère face à l'impunité dont a pu bénéficier ce réseau pendant si longtemps. Les assurances, quant à elles, alertent sur l'augmentation des primes pour les biens situés dans les quartiers ciblés par ces malfaiteurs.
- France Info
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