L’homme de 42 ans, accusé de féminicide, croupit en prison au Portugal depuis son interpellation fin mars. Les autorités françaises exigent son extradition pour répondre de deux meurtres commis en Aveyron, où les corps de sa compagne et de son ex-compagne ont été retrouvés quelques jours après leur disparition.

Un profil criminel déjà connu des autorités

Cédric Prizzon, déjà connu des services de police pour des faits de violence antérieurs, aurait agi avec une préméditation glaçante. Les enquêteurs évoquent un profil particulièrement inquiétant : l’homme, armé au moment de son arrestation, présentait un passé judiciaire lourd.

Les investigations menées en France ont permis d’établir un lien direct entre les disparitions des deux femmes et les dernières activités de Prizzon. Les corps ont été découverts dans des conditions laissant peu de doute sur la nature criminelle des faits, selon les premiers éléments révélés par le parquet.

Lisbonne temporise sur l'extradition

La justice portugaise, saisie de la demande d’extradition française, n’a pas encore tranché. Les autorités de Lisbonne invoquent des délais procéduraux pour justifier leur silence, sans préciser de calendrier pour une réponse définitive.

Un double féminicide commis à l’arme blanche. Le Portugal hésite à livrer son auteur aux juges français.

À Paris, l’affaire suscite une vive émotion. Les associations féministes réclament une réponse ferme et rapide, tandis que le parquet de Rodez insiste sur l’urgence d’un procès en France pour faire la lumière sur ces deux féminicides.

Les proches des victimes, toujours sous le choc, attendent que justice soit rendue. Les familles des deux femmes disparues ont demandé à être reçues par les autorités, sans obtenir de garantie quant à la suite donnée à leur dossier.

Violence, arme, passé judiciaire : la recette d’un drame annoncé.

La question de l’extradition pourrait s’enliser dans les méandres juridiques portugais. Les avocats de Prizzon devraient invoquer des arguments procéduraux pour retarder, voire bloquer, le processus engagé par la France.

Les familles des victimes réclament justice

En cas de refus définitif, la France se retrouverait dans l’obligation de négocier un nouveau cadre juridique avec le Portugal, une procédure longue et incertaine.

Sources :
  • France Info

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