Plusieurs candidats soutenus par la Democratic Socialists of America (DSA) ont remporté des primaires au sein du Parti démocrate américain. Une progression qui alimente les craintes d’une dérive radicale au sein du parti. Les lecteurs du New York Post alertent dans leurs courriers sur les dangers d’une telle orientation, comparant cette tendance à la fable du scorpion et de la grenouille : une alliance qui se termine par la mort de l’un des deux partenaires.
Pour les auteurs de ces lettres, il n’existe pas de « socialisme démocratique ». Le terme ne serait qu’un paravent pour masquer des ambitions communistes et tromper l’opinion. Une stratégie comparable à celle de la grenouille qui ignore la nature venimeuse de son compagnon de voyage.
Un programme radical aux relents communistes
Les partisans du DSA prônent un gouvernement au service des travailleurs plutôt que des milliardaires. Pourtant, leur projet dépasse largement cette rhétorique. Une fois au pouvoir, ces militants entendent prendre le contrôle des grandes industries, comme l’ont fait certains gouvernements socialistes dans l’histoire.
Les auteurs rappellent que l’administration Trump a déjà pris des participations dans des entreprises majeures et s’est octroyé des droits de veto sur leurs décisions. Une politique que les démocrates qualifient pourtant de « socialiste » lorsqu’elle émane de leurs adversaires. « Les républicains haïssent la Constitution et notre système de gouvernement », affirment-ils sans nuance.
Le DSA propose, dans son programme, la suppression du Sénat, la dissolution du département de la Défense, une amnistie générale pour les migrants en situation irrégulière et le remplacement du président et de la Cour suprême par des institutions subordonnées au Congrès. Une refonte institutionnelle qui, selon les signataires, reviendrait à saper les fondements mêmes de la démocratie américaine.
Les leaders démocrates au Sénat et à la Chambre, Chuck Schumer et Hakeem Jeffries, disposent d’un levier pour contrer cette tendance. Ils pourraient alerter les électeurs sur le risque communiste que représente une victoire des socialistes démocrates. « Les démocrates raisonnables les écouteront », estiment les auteurs, avant d’ajouter : « Ils doivent défendre notre démocratie, ou assumer la chute de la nation ».
Le terme « progressiste » est régulièrement utilisé par les médias pour désigner les socialistes. Pourtant, pour les signataires, cette appellation relève de la manipulation sémantique. Derrière ce label se cacheraient des ambitions bien plus radicales, prêtes à émerger une fois le pouvoir conquis. « Le progressisme n’est qu’un leurre », résument-ils.
Les médias complices d’un travestissement idéologique
Les auteurs dénoncent aussi les contradictions des figures du DSA, comme la députée Alexandria Ocasio-Cortez. Malgré un salaire annuel de 174 000 dollars et aucun enfant à charge, celle-ci refuse de rembourser ses prêts étudiants tout en dépensant jusqu’à 20 000 dollars par cycle pour une procédure de congélation d’ovocytes. Une priorité jugée « absurde » et « égoïste » par les lecteurs du New York Post. « Elle fait passer un choix personnel avant ses responsabilités politiques », soulignent-ils.
- New York Post
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