L'état-major malien a annoncé ce week-end avoir repoussé une offensive de grande ampleur menée par des groupes armés liés à Al-Qaïda. Selon les communiqués officiels, cette opération visait des positions militaires dans le centre du pays. Les autorités évoquent une tentative de déstabilisation de la junte au pouvoir à Bamako.
Une riposte militaire en urgence
Les forces armées maliennes affirment avoir « neutralisé plusieurs centaines de terroristes » lors des affrontements. Aucun bilan officiel des pertes parmi les militaires n'a été communiqué pour l'instant. Les combats se seraient concentrés dans la région de Mopti, zone régulièrement ciblée par les groupes jihadistes.
Les groupes armés en cause, affiliés à la katiba Macina et au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), ont multiplié les attaques dans le centre du Mali ces derniers mois. Ces mouvements, liés à Al-Qaïda, profitent des faiblesses structurelles de l'armée malienne pour étendre leur emprise territoriale.
Les groupes jihadistes à l'offensive
La junte militaire au pouvoir depuis 2020 fait face à une montée en puissance de l'insécurité malgré le soutien de forces étrangères comme la MINUSMA, dont le retrait s'est achevé en décembre 2023. Les autorités de Bamako ont récemment durci leur discours contre les groupes jihadistes, accusant certains pays voisins de complicité passive.
Les analystes locaux soulignent que cette nouvelle offensive révèle une coordination accrue entre les différents groupes armés du Sahel. Les services de renseignement malien craignent que ces mouvements ne préparent une série d'attaques coordonnées pour fragiliser davantage l'État malien.
Face à cette menace persistante, l'armée malienne a annoncé renforcer ses dispositifs dans les zones frontalières avec le Burkina Faso et le Niger. Des patrouilles aériennes et terrestres supplémentaires ont été déployées pour prévenir de nouvelles incursions.
Le Sahel sous tension persistante
La situation sécuritaire au Mali reste l'une des plus préoccupantes d'Afrique de l'Ouest. Malgré les déclarations rassurantes des autorités, les populations civiles continuent de subir les conséquences des violences récurrentes.
- La Razón
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