Le 3 mai 2026, l’émission Saturday Night Live a marqué les esprits avec une série de sketches cinglants sur la visite historique du roi Charles III aux États-Unis. L’un d’eux a particulièrement retenu l’attention : Meghan Markle y était présentée comme une « terroriste américaine », tandis que le couple princier était moqué pour sa relation. Ces prises de position audacieuses ont alimenté un débat sur les limites de l’humour politique.
Michael Che, animateur de l’émission, a ouvert le segment « Weekend Update » en évoquant la rencontre entre Charles III et le maire de New York, Zohran Mamdani. « Je suis surpris qu’il ne l’ait pas ramené en Angleterre, lui qui est un trésor indien », a-t-il lancé, ironisant sur les propos controversés de Mamdani avant l’arrivée du roi. Ce dernier avait en effet appelé à la restitution du diamant Koh-i-Noor, saisi par la Compagnie des Indes orientales en 1849.
Un humour qui bouscule les codes
Colin Jost, autre membre de l’équipe, a enchaîné en ciblant directement le prince Harry et Meghan Markle. « Le voyage du roi n’avait pas pour seul but de célébrer le 250e anniversaire des États-Unis », a-t-il déclaré, brandissant une photo du couple. « Il venait aussi libérer un otage britannique détenu par une terroriste américaine. » Une provocation qui a choqué une partie du public.
Le sketch s’est poursuivi avec une moquerie envers l’ancien prince Andrew, frère disgracié de Charles III. Colin Jost a évoqué le cadeau offert par le roi à Donald Trump : une cloche en or issue d’un sous-marin de la Seconde Guerre mondiale, le HMS Trump. « Si vous avez besoin de nous joindre, appelez-nous », a-t-il imité le roi. Puis, en montrant une photo d’Andrew : « Ou bien contactez le contact enregistré sous ‘Andrew (Île)’. » Une référence aux liens troubles entre Trump et le prince, impliqué dans des affaires judiciaires.
La visite de Charles III aux États-Unis, première en tant que monarque, s’est achevée après trois jours marqués par des rencontres à Washington, New York et en Virginie. Le roi a prononcé un discours remarqué devant le Congrès américain et échangé avec plusieurs personnalités influentes. Pourtant, lors d’un dîner d’État à la Maison-Blanche, Donald Trump a semé la gêne en évoquant les positions privées du roi sur l’Iran et les armes nucléaires.
Trump, après un discours élogieux sur l’alliance américano-britannique, a déclaré : « Nous travaillons actuellement au Moyen-Orient, et nous obtenons de très bons résultats. Nous ne laisserons jamais cet adversaire… Charles est d’accord avec moi, encore plus que moi… obtenir une arme nucléaire. » Une déclaration qui a suscité des applaudissements dans la salle, mais aussi des interrogations sur son opportunité.
Si certains ont salué la visite de Charles III, le député démocrate Ro Khanna a critiqué l’absence de mention de Jeffrey Epstein dans son discours. « C’est très décevant, alors que l’ambassadeur britannique m’avait assuré que le roi aborderait la question des survivants et de la traite. Son silence sur la souffrance causée par son frère est une faute morale et illustre l’impunité des élites », a-t-il dénoncé. Une omission qualifiée de « irrespectueuse » envers les victimes, dont les familles de Sky et Amanda Roberts.
Les silences embarrassants de la visite royale
La républicaine Nancy Mace a également réagi : « Je suppose que le roi n’avait pas envie de parler d’Epstein. » Aucune réaction officielle n’a encore été publiée sur ces critiques. La polémique s’ajoute aux tensions diplomatiques déjà présentes entre les deux pays.
- Daily Mail
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