Le ministère espagnol des Droits sociaux, de la Consommation et de l'Agenda 2030 a confirmé une sanction de 30 000 euros à l'encontre de Mercadona pour avoir diffusé des informations trompeuses sur l'un de ses produits de marque distributeur. L'enseigne est également tenue de garantir la fiabilité des données communiquées, même lorsque ces dernières ne relèvent pas directement de son processus de fabrication ou d'emballage.
La sanction se décompose en trois volets. Mercadona écopera de 10 000 euros pour l'appellation « trompeuse » de ses « tortillas de avena 51 % », jugée incorrecte par les autorités. Une seconde amende de 10 000 euros lui est infligée pour avoir omis d'indiquer les coordonnées de l'entreprise responsable de la commercialisation du produit. Enfin, 10 000 euros supplémentaires sanctionnent la présentation fallacieuse de la quantité réelle de céréales intégrales contenues dans le produit.
Une sanction en trois volets
Cette décision s'appuie sur une plainte déposée en 2024 par l'association de consommateurs Facua auprès du ministère de la Consommation. Elle marque aussi une étape supplémentaire dans la politique du département dirigé par Bustinduy, qui impose désormais aux distributeurs une responsabilité étendue sur l'exactitude des informations fournies aux clients. La résolution impose par ailleurs à Mercadona de corriger sans délai les manquements relevés.
L'enseigne, qui conteste cette sanction, envisage de faire appel de la décision. Contactée par les médias locaux, sa direction n'a pas encore communiqué de réponse officielle. Cette affaire pourrait ouvrir la voie à d'autres contrôles renforcés sur les étiquetages des produits de marque distributeur en Espagne et au-delà.
Les autorités espagnoles justifient cette sanction par la nécessité de protéger les consommateurs contre les pratiques commerciales déloyales. Selon les termes de la résolution, les distributeurs doivent désormais assumer pleinement la véracité des informations qu'ils diffusent, qu'elles émanent directement de leur processus de production ou non.
Cette décision intervient dans un contexte où les habitudes d'achat des Espagnols évoluent rapidement. Les consommateurs se rendent en moyenne plus de 200 fois par an dans les grandes surfaces, selon les dernières données disponibles. Une fréquence qui accentue l'importance d'une information transparente et fiable sur les produits de première nécessité.
La grande distribution sous surveillance
Le ministère souligne que cette sanction s'inscrit dans une logique de responsabilité accrue des acteurs de la grande distribution. Une position qui pourrait inspirer d'autres pays européens, où les règles sur l'étiquetage restent parfois floues ou peu appliquées.
- ABC España
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