Les thermomètres de Central Park, l’emblème vert de New York, ont affiché 40°C jeudi après-midi, une température inédite depuis le 18 juillet 2012. Selon les météorologues du National Weather Service et d’AccuWeather, cette journée égale ainsi le record de chaleur le plus élevé enregistré dans la ville depuis 1966. À la même période l’an dernier, le parc affichait seulement 37°C.

La combinaison d’une humidité étouffante et de températures ressenties approchant les 43°C doit persister jusqu’à vendredi. Les prévisions annoncent un nouveau pic à 40°C pour la deuxième journée consécutive dans le parc, une première depuis juillet 2011. Les autorités météorologiques rappellent que New York n’a connu que deux épisodes de trois jours consécutifs à 40°C : en août 1948 et en juillet 1993.

Une canicule historique

La canicule actuelle s’inscrit dans un épisode plus large, marqué par un dôme de chaleur s’étendant sur la côte Est et le Midwest. Les températures ont dépassé les 37°C dès mercredi, avec un pic attendu jeudi et vendredi. Les services météo ont émis une alerte de chaleur extrême de midi mercredi à 21 heures vendredi, couvrant New York, la vallée de l’Hudson, Long Island, le nord du New Jersey et l’ouest du Connecticut.

Central Park n’avait plus connu 40°C depuis 2012. La ville, habituée aux étés étouffants, voit ses records tomber les uns après les autres.

La situation devrait légèrement s’améliorer samedi, avec un maximum prévu à 35°C, mais des orages violents pourraient éclater dans l’après-midi. Une probabilité de pluie de 55 % menace les festivités du 4 juillet, tandis que dimanche marquera le dernier jour de la canicule avec 32°C au thermomètre. Les températures devraient retrouver des niveaux normaux dès lundi.

Le maire Zohran Mamdani a décrété l’état d’urgence canicule et lancé un dispositif de prévention. Les bornes LINK NYC redirigeront désormais les New-Yorkais vers les centres de rafraîchissement les plus proches. « La seule chose vraiment importante en ces températures, c’est de rester chez soi avec la climatisation », a-t-il insisté lors d’une conférence de presse. « Si vous pouvez éviter de sortir aux heures les plus chaudes, faites-le.

Cette vague de chaleur s’ajoute à une série d’épisodes extrêmes récents. New York avait déjà subi des pics à 40°C les 22 et 23 juillet 2011, ainsi qu’un épisode de deux jours à 40°C en juillet 2010. L’épisode le plus intense de l’histoire de la ville reste celui de 1953, avec 12 jours consécutifs de canicule entre le 24 août et le 4 septembre.

La chaleur n’est plus une exception, mais une menace récurrente. New York suffoque, et personne ne sait combien de temps cela durera.

Les infrastructures new-yorkaises, déjà mises à rude épreuve par les vagues de chaleur répétées, voient leurs limites testées. Les réseaux électriques, saturés par la demande accrue de climatisation, pourraient connaître des coupures localisées. Les services d’urgence, en alerte maximale, craignent une augmentation des malaises liés à la chaleur, notamment chez les personnes âgées et les sans-abri.

Les infrastructures new-yorkaises sous tension

Les centres de rafraîchissement, ouverts en urgence, affichent déjà des files d’attente. Les autorités appellent à la solidarité, invitant les habitants à vérifier régulièrement l’état de leurs proches. Les refuges pour animaux, eux aussi, s’organisent pour accueillir les chiens et chats exposés aux risques de coup de chaleur.

Sources :
  • New York Post

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