En publiant ses dernières données, l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) confirme une révolution silencieuse mais implacable : le solaire s’impose comme le moteur principal de la transition énergétique. Avec 511 gigawatts installés en 2025, soit 1,4 gigawatt par jour, cette technologie pulvérise tous les records. Elle dépasse désormais de plus d’un térawatt les capacités cumulées de l’éolien ou de l’hydraulique, devenant la première source renouvelable au monde.
L’essor fulgurant du photovoltaïque s’explique par la chute vertigineuse des coûts de production. Désormais, même les régions peu ensoleillées deviennent rentables pour installer des panneaux solaires, là où un tel choix aurait été impensable il y a seulement cinq ans. Pourtant, cette expansion rapide pose une question cruciale : comment concilier quantité et efficacité énergétique ?
Le solaire, nouvelle arme de souveraineté énergétique ?
En 2024, le solaire ne représentait encore que 7 % de la production électrique mondiale, contre 8 % pour l’éolien et 9 % pour le nucléaire. Malgré une capacité installée 1,9 fois supérieure à celle de l’éolien, son rendement reste inférieur. Mais les spécialistes s’accordent à dire que son rattrapage est inéluctable. D’ici la fin de la décennie, il pourrait bien détrôner l’hydraulique et devenir la deuxième source d’électricité décarbonée, juste derrière le nucléaire.
L’année 2025 a également vu l’ajout de 160 gigawatts d’éolien et 18 gigawatts d’hydraulique, tandis que les autres énergies renouvelables (géothermie, biocarburants) progressaient de près de quatre gigawatts. Au total, les renouvelables ont représenté 86 % de la croissance des capacités électriques mondiales, un chiffre qui illustre leur domination croissante dans le mix énergétique.
L’Europe à la traîne face à l’Asie, maître du jeu
Les énergies renouvelables ne se contentent plus de progresser : elles transforment en profondeur l’équilibre géopolitique et économique mondial. Francesco La Camera, directeur général de l’IRENA, souligne que les pays ayant investi dans cette transition subissent moins les chocs des prix des énergies fossiles. Une leçon de résilience qui devrait inspirer les nations encore réticentes.
- Ars Technica
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