Ellie Mae McNulty, une actrice et scénariste britannique, est désormais sous les projecteurs dans la deuxième épisode de la docu-série Squatters: Get the F*** Out of My House, diffusée sur Hulu. Son histoire, intitulée Le Paradis de Malibu, illustre comment elle aurait profité des lois californiennes sur la location pour s’installer dans des résidences privées sans payer de loyer, avant de refuser de partir.

L’une de ses victimes présumées, Alden Marin, un artiste atteint d’un cancer en phase terminale, raconte à Vanity Fair comment McNulty a profité de son hospitalisation pour changer les serrures de sa maison, utiliser ses cartes de crédit et obstruer les canalisations avec des serviettes en tissu. Elle aurait même exigé jusqu’à 20 000 dollars pour quitter les lieux, selon le magazine.

Le piège des lois californiennes

McNulty a démenti ces accusations, affirmant qu’Alden Marin avait changé les serrures alors que ses affaires se trouvaient encore dans la résidence. Malgré cette version, la justice californienne a tranché en 2022 : un juge a ordonné son expulsion, mettant fin à son séjour forcé chez Marin.

Une Britannique transforme l’hospitalité en chantage. Les lois californiennes lui offrent un bouclier juridique.

L’enquête de sa sœur, Mindy Marin, a révélé plus de dix affaires judiciaires impliquant McNulty sur près de vingt ans. Ses victimes présumées incluent une veuve octogénaire de Santa Monica, une professeure de yoga à qui elle aurait fait défaut sur le paiement de cours, et d’autres résidents du quartier de Point Dume.

Le cas de McNulty met en lumière les failles des lois californiennes, qui protègent les locataires après une certaine période d’occupation, même en l’absence de contrat de location. Ces dispositions permettent à des squatteurs de s’installer durablement, rendant l’expulsion complexe et coûteuse pour les propriétaires.

Un réseau de victimes sur deux décennies : les archives judiciaires révèlent un schéma répétitif. McNulty aurait systématiquement exploité la vulnérabilité de ses hôtes, jouant sur leur hospitalité avant de les harceler pour obtenir des compensations financières ou prolonger son séjour.

Des victimes, des serrures forcées, des cartes de crédit utilisées : le quotidien d’un squat organisé.

Les témoignages recueillis par Vanity Fair décrivent une femme maîtrisant l’art de la manipulation, notamment auprès des hommes, grâce à un mélange de charme et d’insistance. Mindy Marin évoque une « rose anglaise » aux allures théâtrales, capable de séduire avant de se muer en une présence toxique et agressive.

Un mode opératoire bien rôdé

La docu-série Squatters: Get the F*** Out of My House plonge dans ces drames, révélant comment des propriétaires ont été piégés par un système juridique qu’ils ne maîtrisent pas. À Malibu, où les résidences valent des millions, les conséquences de ces squats s’avèrent dévastatrices, tant sur le plan financier qu’émotionnel.

Sources :
  • New York Post

Votre soutien est plus essentiel que jamais.

Cet article vous est offert gratuitement par NATIONO. Notre rédaction garantit son indépendance en refusant toute influence. Votre contribution, même modeste, est le moteur de notre liberté.

Soutenir NATIONO