Le Neow Safe Plus, smartphone français conçu pour les premiers pas numériques des adolescents, affiche un prix attractif de 150 €. Disponible en noir, violet ou bleu, il se veut un « vrai smartphone Android » sécurisé, avec des limitations conçues pour que les parents gardent la main sur les usages de leurs enfants.
Pourtant, la réalité technique du terminal peine à convaincre. Verrouillé à l’extrême, il a rendu impossible toute mesure objective de ses performances en laboratoire. Autonomie, écran ou processeur : les données manquent, laissant place à une prise en main subjective, loin des standards habituels de test.
Un smartphone verrouillé à l’excès
Sous ses airs de smartphone moderne, le Neow Safe Plus cache une fausse richesse. Ses multiples capteurs au dos ne sont qu’une illusion : un seul est réel, les autres étant purement décoratifs. Un choix discutable, alors que ces quelques euros auraient pu servir à renforcer la solidité de l’appareil, entièrement en plastique et sans certification contre l’eau ou la poussière.
L’écran de 6,52 pouces, en LCD 1280 x 576 pixels, rappelle les résolutions d’une autre époque. Avec une densité de 215 ppp, les textes piquent les yeux, et les bandes noires autour de la dalle réduisent encore l’espace utile. La luminosité, bien que suffisante en extérieur, ne compense pas ces lacunes.
Le processeur Unisoc T310, couplé à 4 Go de RAM, transforme chaque tâche en épreuve. Ouvrir une application, naviguer dans l’interface ou lancer un jeu devient une corvée, rendant l’expérience utilisateur particulièrement frustrante. Un choix délibéré pour décourager l’usage intensif, mais au prix d’une frustration quotidienne.
Côté logiciel, le Neow Safe Plus tourne sous Android 14, une version déjà dépassée en 2026. Les mises à jour de sécurité s’arrêtent en juillet 2025, laissant la porte ouverte aux vulnérabilités. L’interface, dépouillée de toute surcouche, limite les possibilités de personnalisation, mais évite au moins l’intrusion des bloatwares.
L’appareil photo de 13 Mpx, lent et peu performant, produit des images « potables » en plein jour, mais inutilisables en basse lumière. Le mode vidéo se contente du 720p, tandis que le capteur selfie de 8 Mpx ne sauve pas l’honneur. Une qualité digne des premiers smartphones, loin des standards actuels.
Performances : l’écran et le processeur trahissent la promesse
L’autonomie, avec sa batterie de 5 150 mAh, permet de tenir plusieurs jours, à condition de limiter drastiquement les usages. La recharge, en revanche, est d’une lenteur désarmante : 2 h 30 pour passer de 5 à 100 %. Un détail qui rappelle que ce terminal est avant tout un produit d’entrée de gamme.
- 01net
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