Dans un message publié sur Truth Social, le président américain Donald Trump a annoncé que l'accord mettant fin aux combats entre Washington et Téhéran était prévu pour être signé dimanche. Il a ajouté que, une fois l'accord conclu, le détroit d'Ormuz, artère vitale pour le commerce maritime mondial, serait ouvert à tous.

Avant cette déclaration, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, avait exprimé des réserves sur le calendrier. Il avait indiqué : « Nous devrons attendre pour connaître la date exacte de la signature du mémorandum d'entente, bien qu'elle ne soit pas demain.

Un calendrier incertain

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a également confirmé, samedi, que la finalisation de l'accord était « très probablement attendue dans les prochaines 24 heures ». Il a précisé que son pays se préparait à une signature électronique immédiate, suivie de discussions techniques la semaine suivante.

L'accord promet une ouverture stratégique du détroit d'Ormuz, mais son application reste suspendue à la bonne volonté de Téhéran.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Seyed Abbas Araghchi, avait déclaré vendredi que l'accord avec les États-Unis était proche. Il a précisé qu'il prévoyait notamment la réouverture du détroit d'Ormuz et la levée du blocus américain sur les ports iraniens. Les négociations sur le programme nucléaire iranien, en revanche, ne débuteraient que plus tard.

Les responsables américains ont confirmé certains détails de l'accord, soulignant que les avantages économiques pour l'Iran dépendraient du respect par Téhéran de ses engagements. Des rapports précédents suggéraient que le Liban pourrait ne pas figurer dans cet accord, l'Iran y insistant pourtant.

Les tensions avaient commencé par des frappes américaines et israéliennes sur l'Iran le 28 février, poussant Téhéran à riposter contre Israël et les États alliés dans le Golfe. Le détroit d'Ormuz, crucial pour le transport du pétrole et du gaz naturel liquéfié, avait alors été en partie fermé.

Les États-Unis et l'Iran jouent une partie serrée, où chaque mot compte.

Malgré un cessez-le-feu conclu en avril, les États-Unis et l'Iran ont échangé des tirs intermittents, dont deux séries de représailles cette semaine. Le Pakistan, médiateur clé, avait évoqué samedi une paix « plus proche que jamais ».

Les enjeux économiques et sécuritaires

Dans son message, Donald Trump a également évoqué la question du programme nucléaire iranien, déclarant qu'à « un moment opportun, lorsque tout sera calme, nous interviendrons pour récupérer la poussière nucléaire », avant de préciser qu'elle serait ensuite détruite. L'Iran, accusé depuis des décennies par les pays occidentaux de chercher à se doter de l'arme atomique, nie ces accusations et affirme que son programme est à vocation pacifique.

Sources :
  • BBC News

Votre soutien est plus essentiel que jamais.

Cet article vous est offert gratuitement par NATIONO. Notre rédaction garantit son indépendance en refusant toute influence. Votre contribution, même modeste, est le moteur de notre liberté.

Soutenir NATIONO