Les États-Unis et l'Iran ont échangé une nouvelle salve de frappes dévastatrices mercredi, alors que Donald Trump qualifiait Téhéran de « fou » tout en affirmant que la République islamique le suppliait de conclure un accord. Les attaques américaines ont visé 90 cibles en Iran, selon le commandement central (Centcom), afin de « réduire davantage leur capacité à menacer la liberté de navigation » dans le Golfe persique.

Trump a annoncé la fin du fragile mémorandum de cessez-le-feu tôt mercredi matin, après des attaques iraniennes récentes contre des navires dans le détroit d'Ormuz. Les frappes américaines ont ciblé des sites militaires et des installations portuaires, tandis que l'Iran ripostait en visant Bahreïn, le Koweït et le Qatar. Les sirènes ont retenti à deux reprises dans la capitale bahreïnie, où se trouve le quartier général de la 5e flotte américaine.

Une escalade aux conséquences régionales

Le porte-parole du Centcom a justifié l'intervention en déclarant : « Les États-Unis tiennent l'Iran pour responsable des agressions injustifiées contre des navires commerciaux et des équipages civils naviguant librement dans une voie maritime internationale vitale. » Aucune victime n'a été signalée dans les trois pays arabes du Golfe, mais le Koweït a indiqué intercepter activement des drones et missiles entrants.

L'Iran frappe ses voisins du Golfe, Washington répond par la force. Le cessez-le-feu n'est plus qu'un lointain souvenir.

Donald Trump a affirmé avoir été en contact avec l'Iran avant de s'exprimer depuis son avion présidentiel. « Ils veulent tellement faire un accord. Ils viennent d'appeler il y a peu. Ils veulent vraiment faire un accord, mais je ne suis pas sûr qu'ils en soient dignes », a-t-il déclaré. Interrogé sur les attaques contre des navires commerciaux malgré ces velléités, il a répondu : « Ils sont un peu fous, pour être honnête. Ils sont incontrôlables, mais ils veulent vraiment faire un accord.

Les frappes américaines ont visé des pistes d'aéroport, des lanceurs de missiles et, pour la première fois depuis avril, des ponts iraniens. Les médias d'État ont rapporté des explosions à Bouchehr, près du complexe nucléaire, ainsi qu'à Chabahar, Konarak, Bandar Abbas et Sirik. À Iranshahr, une frappe aurait tué un pompier dans un aéroport. Deux ponts sur la route de Machhad, où doit être enterré l'ayatollah Ali Khamenei jeudi, auraient également été touchés.

Trump a multiplié les déclarations belliqueuses sur Truth Social, évoquant une « vengeance » pour les attaques iraniennes contre des navires marchands et promettant des représailles encore plus sévères en cas de nouvelles provocations. « Si cela se reproduit, ce sera bien pire . », a-t-il menacé. Il a également réitéré ses menaces de frapper les infrastructures civiles iraniennes, dont les centrales électriques et les usines de dessalement, ainsi que l'île de Kharg, principal hub pétrolier du pays.

Trump : « Ils veulent un accord, mais ils ne le méritent pas. » L'Iran : « Frappez, vous serez frappés. »

Les tensions ont gagné le sommet de l'OTAN en Turquie, où Trump a réaffirmé la fin du cessez-le-feu et menacé de cibler les ponts, le réseau électrique et les stations d'épuration iraniens. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, a répondu sur X : « L'Amérique n'a toujours pas compris que l'intimidation et le non-respect des promesses ne sont plus sans conséquence. Soyez clair : si vous frappez, vous serez frappé.

Les enjeux du détroit d'Ormuz

Le prix du baril de Brent a bondi à 78,39 dollars mercredi soir, son plus haut niveau depuis juin 1998, après les déclarations de Trump. Les trois principaux indices boursiers américains ont reculé en préouverture, reflétant l'inquiétude des marchés face à l'escalade. Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a supervisé une opération visant plus de 80 cibles iraniennes mardi soir, dont des défenses aériennes et des batteries de missiles anti-navires.

Sources :
  • Daily Mail

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