Cinq jeunes, dont trois mineurs, ont été mis en examen et placés en détention provisoire pour avoir roué de coups à mort un adolescent de 17 ans confié à l'aide sociale à l'enfance. Le parquet de Narbonne a confirmé leur mise en examen pour tentative d'assassinat lors d'une conférence de presse tenue mercredi 24 juin.
La victime, un jeune suivi par l'ASE, a été retrouvée inconsciente sur un chantier samedi matin après avoir été frappée la veille au soir. Elle est décédée mardi des suites de ses blessures, a précisé le procureur Jean-Philippe Rey. Les enquêteurs ont établi que les faits, d'une préméditation avérée, s'inscrivaient dans le cadre d'un guet-apens organisé pour attirer la victime sur place.
Un guet-apens organisé sur un chantier
Les cinq suspects, identifiés grâce à des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, ont été interpellés dans les heures qui ont suivi le drame. Présentés mardi à un juge d'instruction, ils ont été placés en détention provisoire. C'est lors de leur audition que le décès de la victime a été porté à la connaissance des autorités judiciaires.
Selon le procureur, l'adolescent présentait lors de sa prise en charge par les secours « de multiples hématomes au visage ainsi que divers saignements au niveau de la bouche et du nez ». Les enquêteurs ont reconstitué la chronologie des violences, confirmant la brutalité et la durée des coups portés.
Ce drame a provoqué une vive émotion au sein de la population locale et sur les réseaux sociaux. Marine Le Pen a évoqué sur X « le calvaire du jeune Louis, 17 ans, lynché à Narbonne », dénonçant une « barbarie du quotidien » et une « ultraviolence insupportable ».
De son côté, le député LFI Antoine Léaument a exprimé sur la même plateforme « condoléances » et « soutien » aux proches de la victime, tout en soulignant que « les auteurs présumés doivent être jugés ».
Les réactions politiques face à l'ampleur du drame
Les investigations se poursuivent pour déterminer l'ensemble des responsabilités et identifier d'éventuels complices. Le procureur a rappelé que ces faits, d'une gravité exceptionnelle, pourraient donner lieu à des qualifications pénales supplémentaires lors de l'instruction.
- BFMTV
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