Le président américain Donald Trump a salué sur X un tournant historique : « La guerre contre l’Iran est terminée ». Le ministre iranien des Affaires étrangères, Seyed Araghchi, a confirmé sur la même plateforme que le mémorandum d’entente de Islamabad se rapprochait d’une conclusion. À Genève, tout est désormais en place pour la signature, prévue d’ici lundi. L’accord, qui doit encore être validé dans ses détails, porte sur trois points sensibles : le programme nucléaire iranien, la levée des sanctions et le dossier libanais.

Un texte finalisé mais des zones d'ombre persistantes

Mais dans la nuit, l’atmosphère s’est à nouveau tendue dans le détroit de Hormuz. Le commandement central américain (Centcom) a annoncé avoir intercepté plusieurs drones iraniens visant des navires commerciaux en transit. Selon le communiqué publié sur X, « l’Iran a lancé des drones d’attaque dans le but de frapper des navires traversant le détroit ». Les forces américaines sont intervenues et ont abattu ces appareils dans les heures qui ont suivi.

Le trafic maritime dans le détroit reste ouvert, a précisé le Centcom. Cette escalade intervient alors que Washington et Téhéran affirmaient, la veille, que la conclusion d’un accord pour mettre fin à leur conflit était « plus proche que jamais ». Les deux parties avaient évoqué un texte finalisé, mais des désaccords persistaient sur les modalités d’application.

Hormuz : la guerre des drones continue

Les négociations en cours à Genève portent notamment sur la question de l’uranium enrichi iranien et la libération de biens gelés. Le Liban, où l’influence iranienne via le Hezbollah reste un sujet de friction, figure également parmi les points de blocage. Les observateurs soulignent que la moindre erreur d’interprétation pourrait faire dérailler l’ensemble de l’accord.

« La guerre contre l’Iran est terminée. » — Donald Trump

Les États-Unis et l’Iran se retrouvent ainsi à un carrefour : d’un côté, une volonté affichée de tourner la page, de l’autre, des actes militaires qui rappellent la fragilité de la trêve. Les drones abattus dans la nuit illustrent la méfiance persistante entre les deux camps.

Le détroit de Hormuz reste une poudrière malgré les négociations.

À Genève, les délégations s’affairent pour finaliser un texte qui pourrait marquer la fin de décennies de tensions. Mais chaque mot compte : un désaccord sur un chiffre ou une clause pourrait suffire à tout remettre en cause.

Genève, capitale des espoirs et des craintes

La signature de l’accord, si elle intervient, serait un événement majeur pour la stabilité régionale. Elle interviendrait après des mois de pourparlers secrets et de pressions militaires croisées.

Sources :
  • Il Giornale

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