Le zoo Johnsons of Old Hurst, situé près de Huntingdon dans le Cambridgeshire, a annoncé ce week-end sa réouverture complète au public. Neuf jours seulement après l'agression d'un enfant de trois ans projeté dans un enclos à crocodiles, les visiteurs peuvent désormais à nouveau observer les reptiles depuis ce samedi.
L'incident, survenu la semaine dernière, avait plongé le jeune garçon dans un état critique à l'hôpital Addenbrooke de Cambridge. Selon les informations recueillies, l'enfant aurait été soulevé au-dessus d'une clôture de sécurité de 1,20 mètre avant d'être précipité dans l'enclos où évoluent des crocodiles et des alligators.
Un enclos sous haute tension
Le garçon, accompagné de sa mère qui portait également un bébé, aurait chuté sur le béton avant de rouler dans l'eau. Il aurait ensuite été attaqué par au moins un animal, subissant une fracture du bras et du bassin. Les secours ont dû intervenir rapidement pour le sortir de l'enclos.
Un homme de 30 ans a été interpellé sur place pour suspicion de tentative de meurtre. Relâché sous contrôle judiciaire jusqu'au 18 septembre, il présente des difficultés d'apprentissage et était accompagné de deux soignants au moment des faits. Ces derniers auraient tenté de l'emmener après l'incident avant d'être retenus par le personnel du zoo.
Les propriétaires du zoo, Tracey et Andy Johnson, ont immédiatement plongé dans l'enclos pour secourir l'enfant, suivis par leur fils Edward. Malgré leurs efforts héroïques, le personnel a dû intervenir à nouveau pour maîtriser la situation. L'enfant a depuis quitté l'état critique et poursuit sa convalescence à l'hôpital.
Des soignants sous surveillance Un témoin a déclaré avoir vu les deux soignants de l'homme interpellé à une dizaine de mètres derrière lui, « en train de discuter entre eux et sur leurs téléphones ». Une source proche de l'enquête a confirmé qu'ils avaient tenté d'emmener le suspect en voiture après l'incident, avant d'être empêchés par un membre du personnel.
L'affaire prend une nouvelle dimension depuis que la police a révélé qu'une quarantaine de membres du personnel hospitalier ont accédé illégalement aux dossiers médicaux du jeune garçon. Une enquête interne a été ouverte, et des sanctions disciplinaires, pouvant aller jusqu'au licenciement, sont envisagées à l'encontre des responsables.
L'hôpital face à la fuite des données
Violation des données médicales Les dirigeants de l'hôpital ont confirmé que des restrictions avaient été mises en place pour protéger les données du patient. « Nous prenons toute violation de la confidentialité des données extrêmement au sérieux », a déclaré un porte-parole de l'hôpital universitaire de Cambridge. L'enquête a été signalée à la Commission d'information britannique.
- Daily Mail
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