Cécile Kohler et Jacques Paris, arrêtés en mai 2022 lors d’un voyage touristique en Iran, étaient présents samedi 25 avril à Soultz, dans le Haut-Rhin. Ils y ont retiré leurs portraits de la mairie et livré leur récit de détention aux Dernières Nouvelles d’Alsace.

Les deux anciens otages évoquent un « traitement extrêmement dur », marqué par un isolement systématique et des pressions psychologiques calculées. Jacques Paris décrit des techniques précises : « On vous isole, on trouble votre sommeil, on dort par terre et une lumière intense est allumée vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Cela déclenche des troubles digestifs », précise-t-il.

Un calvaire méthodique et calculé

Cécile Kohler, de son côté, qualifie l’expérience de « épreuve humaine terrifiante ». Dès leur incarcération, les conditions se sont révélées particulièrement éprouvantes. Les heures de repas étaient « fluctuantes », les sorties strictement encadrées, les yeux bandés. « Votre univers se réduit à neuf mètres carrés. Vivre dans un espace aussi exigu est très difficile. N’avoir droit qu’à deux douches par semaine est insupportable », témoigne-t-elle.

Les deux ex-otages soulignent la désorientation permanente imposée par leurs geôliers. Entre isolement, privations et pression psychologique, leur détention visait à épuiser toute résistance. Leur récit révèle une stratégie délibérée pour briser les individus.

Un système conçu pour humilier

Un système conçu pour humilier Les méthodes décrites par Cécile Kohler et Jacques Paris s’inscrivent dans une logique de soumission totale. Les conditions de détention, alliant isolement et privations, illustrent la brutalité d’un régime soucieux de marquer durablement ses victimes.

Sources :
  • Valeurs Actuelles

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